L’objectif de ce blog : faire découvrir l’intérêt de la musique enregistrée, montrer qu’elle est un outil de culture et un loisir à part entière.
Aujourd’hui, écouter de la musique est de moins en moins considéré comme passe-temps. Interrogés, la majorité des Français reconnaissent écouter la musique en réalisant une autre activité : on écoute la radio/musique dans sa voiture, son baladeur MP3 dans les transports en commun, dans la rue… , voire partout, y compris à la maison, en ce qui concerne les jeunes.Seul le concert continue d’être considéré comme un loisir et un moment d’écoute dédié.Les chiffres le montrent ; depuis 2004, les ventes de lecteurs MP3 explosent et les ventes de disques/CD s’effondrent. Par exemple, 180 millions de lecteurs MP3 ont été vendus dans le monde en 2006 (Apple se taillant la part du lion avec 75 % du marché, environ). Les acheteurs sont majoritairement les jeunes de 15 à 25 ans et les cadres supérieurs (ces derniers apprécient l’outil technologique, high-tech, à la mode). Pour entendre (plutôt qu’écouter) la musique dans le bruit ambiant, ces utilisateurs ont tendance à augmenter le niveau sonore, au risque d’y perdre leurs oreilles.Il est donc important d’en prendre conscience, de communiquer sur ces risques et de protéger nos enfants.
Le problème est d’autant plus grave que désormais, la compression ne se cantonne pas aux émissions des radios mais est aussi fortement employée dans tous les appareils de restitution de musique. La compression du son et les besoins marketing (baladeurs de plus en plus petits, écrans plats, micro-chaînes…) amènent à une généralisation de hauts parleurs de petite taille dans les chaînes multimédia. Ces HP miniaturisés ne permettent pas de reproduire une définition convenable de la musique et du son, très vite nasillards à un niveau soutenu. En conséquence, les utilisateurs recourent à l’emploi de casques pour retrouver une certaine forme de définition. De plus, pour compenser le déficit d’amplitude dynamique, le réflexe est de pousser le volume sonore. Enfin, une fois l’oreille habituée à un certain niveau sonore, il se crée un phénomène d’accoutumance. Alors, si l’on veut plus de sensations, on pousse encore le volume !
C’est donc un chemin pervers qui pousse à écouter toujours plus fort, et donc à altérer la sensibilité des oreilles de façon irréversible. Ce qui crée déjà un véritable problème de santé publique.
C’est d’autant plus grave que les Majors adaptent leurs enregistrements (y compris, la vraie musique : classique, jazz, grands interprètes) à la majorité des matériels qui existent sur le marché. Ils compressent donc fortement, y compris les impressions des disques CD (pas étonnant alors que l’on télécharge, y compris illégalement, quand le CD n’apporte pas une qualité supérieure !). C’est pourquoi, les mélomanes, passionnés de musique, ne trouvent plus de plaisir à écouter ces disques sur leur chaîne Hifi de qualité. Avec une moyenne d’écarts dynamiques de 5 à 15 dB maxi, ça n’est plus de la musique, c’est du bruit !
Des solutions à ce problème de santé publique sont possibles, par une prise de conscience collective. La culture musicale doit être redonnée à nos enfants. On doit faire redécouvrir le plaisir d’écouter de la musique, assis dans un univers adapté, calme, pour ressentir toutes les émotions, qu’elle peut apporter ! Nous approfondirons, dans un prochain billet, les bienfaits qu’apporte une chaîne haute fidélité de qualité à la maison.Pour plus d'informations techniques, vous pouvez vous reporter à l'article de Jean José WANEGUE accessible avec le lien suivant : http://www.enfa.fr/agri-culture/Ressources/articles/cc19/wanegue.pdf