Rosmerta en Avignon, le jugement donne droit aux migrants et aux bénévoles

Un anniversaire en forme de victoire : le TGI d'Avignon a ordonné l'expulsion des lieux appartenant au diocèse et occupés par plusieurs familles de migrants depuis un an. Mais un délai de 3 ans et demi devrait permettre à l'association de se retourner. Un grand soulagement donc, et une belle reconnaissance légitime de la grande valeur du travail des 150 bénévoles que compte Rosmerta aujourd'hui.

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Un anniversaire en forme de victoire : 
Lundi 28 octobre, le jugement du tribunal d'Avignon a donné le droit aux cinq familles de migrants de continuer à loger dans l'ancienne école qu'ils occupent et cela pendant une durée d'au moins 3 ans et + (en comptant la trêve hivernale). Au delà de ce délai, l'association pourra être expulsée afin que le diocèse d'Avignon récupère les lieux lui appartenant. 

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Un temps bien nécessaire pour trouver des solutions, comme le rachat des locaux par la municipalité d'Avignon ou avec l'aide de la Fondation "Abbé Pierre", ce qui serait la meilleure solution afin de rendre cet hébergement "durable". 

Autre bonne nouvelle : l’indemnité d’occupation mensuelle demandée par le diocèse lui a été refusée.

« Nous sommes très contents. Les habitants aussi sont soulagés. » nous disent Chantal Raffanel et tous les autres bénévoles de l’association Rosmerta d’Avignon qui se battent depuis un an déjà pour héberger une cinquantaine de migrants et leur assurer toutes les démarches administratives nécessaires à leur régularisation, au maintien de leur bonne santé et à leur insertion sociale. 

« Le jugement reconnaît notre travail, la situation des habitants, et notre utilité. Maintenant, nous allons pouvoir nous organiser sur la durée, dans un mode de gestion le plus collectif possible. »

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D'après Alain, l'un des bénévoles qui ne compte pas l'énergie et le temps dépensés depuis plusieurs mois pour héberger et s'occuper de ces jeunes en détresse :

"Cette décision, c'est du jamais vu !

Une reconnaissance du travail des bénévoles et du droit des personnes exilés qui est sans équivalent en France"

 

 

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