Jeudi 24 Mars, un môme de 15 ans du lycée Bergson de Paris se fait violemment prendre à partie par trois flics. Après l'avoir cerné, l'un d'eux le maîtrise pendant qu'un autre lui assène un violent coup de poing au visage... Sang sur le trottoir, nez cassé, mâchoire fracturée... Dans l'après-midi, la vidéo de la bavure devient virale, fait cinq fois le tour du web et très vite, les "animateurs politiques " se saisissent du crachoir pour la condamner... Mais pas seulement, car en réprouvant celle-ci, ils suggèrent, en creux, qu'elle n'est qu'accidentelle, une exception dans une corporation irréprochable... Or, la brutalité policière n'est pas une exception, on pourrait même parler de culture... Elle est, certes, peu médiatisée et n'est questionnée qu'à la faveur d'un témoignage vidéo, mais elle existe. Pas plus tard qu'hier, une autre vidéo a émergé montrant un homme matraqué par un flic pendant une manif' à Nantes le 24 mars... On a également pu la voir à l'oeuvre, sous son jour militaire, pendant le rassemblement d'écolos, Place de la République au début de la Cop 21... Et cela n'est que la partie visible de l'iceberg... Combien de coups, de blessures passés sous silence ?
À la fin de chaque manif contre la Gattaztrophique loi Khonrie, les manifestants sont accueillis par des CRS harnachés et disposés en cordons dans les rues adjacentes au point d'arrivée... Ils ne sont pas là pour s'assurer que la manif se déroule dans le calme et que chaque manifestant exerce librement son droit constitutionnel de manifester.... L"attitude clairement provocatrice exhorte à la confrontation... Ils sont le bras d'un pouvoir irrité par un peuple qui refuse d'être bradé dans la dérive néo-libérale de ce gouvernement mais qui paradoxalement, par son action contre cette loi, les défend aussi.
Billet de blog 27 mars 2016
Policewashing
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