Le « prédicat » : invention des assassins de l'école, tromperie d'Annie Genevard

Remarque préliminaire : cet article a été largement prédiffusé en janvier 2017, par courriel, avec le titre: « Le « prédicat » : nouvelle invention des assassins de l'école, nouvelle tromperie d'Annie Genevard » (méthode SOULMANTAU: prédiffusion sous le manteau par courriels et par tracts, pour minimiser les problèmes de censure au niveau des blogs et des forums)

Janvier 2017 : les médias nous révèlent une innovation pour le moins curieuse dans l'enseignement de la grammaire

Désormais, jusqu'à l'entrée en cinquième, dans une phrase telle que « le chat mange une souris », il n'est plus question de dire aux élèves qu'il y a un verbe : « mange », et un complément d'objet direct «  une souris ».

La nouveauté qui est censée sauver l'enseignement, c'est le mot « prédicat », qui désigne désormais l'ensemble "mange la souris", autrement dit l'ensemble "verbe + complément d'objet direct"

 

A - L'art de chercher midi à quatorze heures est un grand classique de ceux que Carole Barjon appelle « les assassins de l'école ». Voir par exemple, dans « Novlangue de l’Éducation nationale : welcome chez les fous ! » :

« Aller à la piscine ? N’y songez plus. Car il s’agit désormais d’un « milieu aquatique profond et standardisé » dans lequel il conviendra, évidemment, de « traverser l’eau en équilibre horizontal par immersion prolongée de la tête » »

 

B - Une protestation conventionnelle nous a été sortie une semaine après la découverte de cette curieuse innovation, par la députée filloniste chargée du projet de la droite pour l'école, avec les deux articles :

« Annie Genevard peste contre la réforme de la grammaire... », sur le site macommune.com

et, sur son propre site :  :

« LA RÉFORME DE LA GRAMMAIRE PORTE ATTEINTE À LA LANGUE FRANÇAISE »

 

C - En passant, on remarquera toutefois:

- qu'elle était à la Commission Nationale des Programmes scolaires jusqu'à l'été 2015,

- que le prédicat est dans les programmes scolaires et les manuels scolaires depuis la rentrée 2016. Etant donné son engagement en matière de politique éducative, Annie Genevard avait toutes bonnes raisons d'être depuis longtemps au courant de cette réforme de la grammaire contre laquelle "elle peste", parce qu'elle "porte atteinte à la langue française"

 

D - Conclusion

Annie Genevard fonctionne à la manière des carabiniers qui, par un malheureux hasard, arrivent, hélas,  toujours en retard

Ses protestations conventionnelles ne sont rien de plus qu'un coup médiatique servant à tromper ses électeurs en leur cachant l'essentiel

Il s'agir pour elle d'engranger électoralement les effets du mécontentement constaté, tout en étant très, très gentille avec ceux que Carole Barjon appelle "les assassins de l'école"

Elle fait semblant de les combattre vaillamment sur scène, tout en étant dans les coulisses la plus solide de leurs complices

 

Ortograf-FR (Louis Rougnon Glasson) doc g242-h01-G    actualisé février 2017 Le « prédicat », nouvelle invention des assassins de l'école, nouvelle tromperie d'Annie Genevard (G)

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