Non à la précarité des correcteurs dans l'édition !

Amis lecteurs, ennemis de la précarité, signez notre pétition !

En ces temps d’ébullition sociale tant attendus, nous, correcteurs de l’édition, nous joignons à cette effervescence pour dénoncer enfin notre précarité.

Nous sommes correcteurs et préparateurs de copie, indéniablement un confetti dans le monde du travail (à peine 1 000 salariés sur les 16 000 que compte la branche Édition) : nous travaillons dans des conditions difficiles, protégés par une convention collective pas toujours appliquée qui nous tient muselés. Notre rôle dans la chaîne du livre est pourtant capital.

Nous avons fait circuler une pétition sur le Net, en prévision d’un rassemblement devant la Direction générale du travail le 22 juin à 14 heures, jour où le syndicat patronal donnera sa réponse quant aux demandes de modifications de l’annexe IV de la convention souhaitées par l’intersyndicale des salariés.

Nous vous appelons tous, lecteurs, auteurs, éditeurs, correcteurs, libraires, à nous soutenir en signant la pétition évidemment (voir le texte ci-dessous) (http://correcteurs.wesign.it/fr)… et plus encore en vous joignant à notre rassemblement le 22.

 

Rassemblement le mercredi 22 juin à 14 heures

 

39-43 Quai André Citroën

 

75015 Paris

 

 

 

Amis lecteurs, votre soutien est essentiel.

 

Merci à vous de nous aider dans notre lutte et de relayer l'info à tous vos réseaux.

 

 

 

Les différents liens :

 

http://correcteurs.wesign.it/fr

 

www.facebook.com/Correcteurs-pr%C3%A9caires-1560402207594934/timeline

 

 http://correcteurs.blog.lemonde.fr/2016/05/11/de-la-precarite-trop-durable-chez-les-correcteurs/

 

https://www.actualitte.com/article/monde-edition/les-correcteurs-denoncent-a-leur-tour-des-conditions-de-travail-desastreuses/65401

 

 

 

 

 

 

 

Venez nombreux le mercredi 22 juin ! Venez nombreux le mercredi 22 juin !

 

 

 

Véritables précaires, déjà victimes des contrats « zéro heure » anglais, nous, correcteurs de l'édition, demandons une amélioration de nos conditions de travail.

 

Les fameux contrats anglais « zéro heure » existent depuis longtemps déjà en France.

 

Mais où donc ?

 

Dans les maisons d’édition.

 

Dans les maisons d’édition ? Fleuron de la culture française, des Lumières, e tutti quanti… ?

 

Hélas, oui.

 

Voici comment travaillent et vivent les correcteurs, préparateurs de copie, lecteurs.

 

Cet expert du texte, qu’on appellera correcteur pour simplifier, est dit multi-employeurs car il est censé travailler pour plusieurs maisons d’édition ; « censé » car, le travail salarié se faisant de plus en plus rare, 90 % des correcteurs ne travaillent que pour un seul employeur.

 

Un correcteur est travailleur à domicile (TAD) ; il peut être embauché en CDD.

 

Jusque-là tout va bien.

 

La plupart du temps, sans avoir signé de contrat, s’il travaille régulièrement pour une maison d’édition, le correcteur est en CDI de fait, mais sans aucune garantie d’un nombre d’heures travaillées, ni aucun revenu fixe et prévisible, l’annexe IV de la Convention nationale de l’édition qui régit le statut des TAD n’imposant aucune obligation aux employeurs d’un salaire mensuel minimum. Il doit se tenir en permanence à disposition de l’entreprise, qui l'emploiera une heure, quinze heures, cent vingt heures ou pas du tout dans le mois. Il est payé à la tâche, au nombre de signes, à un salaire horaire trop bas, et parfois dans des délais qui ignorent que certains jours sont chômés. Si un manuscrit est en retard ou annulé, le correcteur n’a aucune compensation, il se retrouve avec un compte en banque dans le rouge et ses yeux pour pleurer.

 

Étant en CDI, et bien que cotisant, il n’a pas droit aux allocations chômage.

 

C’est un intermittent… sans le statut de l’intermittence !

 

Pour résumer, le correcteur est le rêve du libéralisme absolu : il dépend de l’offre… et se rue sur elle, quand elle se présente à lui.

 

Mais le libéralisme absolu a trouvé encore mieux.

 

Encore mieux ?

 

Est-ce possible ?

 

Eh oui, l’autoentrepreneur, ou le salarié déguisé, auquel les maisons font de plus en plus appel, car ce dernier coûte encore moins cher. L’entreprise n’a plus de charges à payer.

 

En mars, une intersyndicale a proposé aux employeurs des améliorations à l’annexe IV. La principale : avoir l’espoir de pouvoir travailler le même nombre d’heures que l’année précédente. Et la possibilité de lisser les revenus annuels de manière à avoir un salaire mensuel fixe…

 

La réponse est prévue fin juin. Déjà les employeurs ont fait comprendre que « ce statut devait rester attractif pour les employeurs et… pour les salariés ».

 

Nous demandons que ces améliorations soient adoptées et refusons d’indexer notre attractivité sur notre pauvreté !

 

Amis lecteurs, ennemis de la précarité, signez cette pétition.

 

 

SIGNER LA PÉTITION

 

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VENEZ NOMBREUX À NOTRE RASSEMBLEMENT LE 22 JUIN A 14 HEURES

39-43 Quai André Citroën

 

75015 Paris

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