Syndicalisme international : à l’heure des choix

Informations en direct d’Athènes face au silence des médias qui en France tairont à coup sûr l’évènement !

 

Mercredi 6 avril 2001 s’est ouvert à Athènes le 16e Congrès de la Fédération syndicale mondiale (FSM). Près de 800 délégués représentant plus de 100 pays. Les premiers orateurs (Inde, Colombie, Afrique du Sud, Grèce, Syrie et Cuba) ont témoigné contre la crise capitaliste, les guerres impérialistes et fait part de la nécessité de la lutte des peuples contre les politiques d’austérité. Par leur présence des personnalités grecques (vice-président du Parlement, maires d’Athènes et du Pirée...) ont souligné l’audience et la représentativité acquise et par la FSM et par le syndicat de classe grec (le PAME). Des milliers de Grecs, et parmi eux de très nombreux jeunes, dans la lancée des puissantes luttes de cet automne ont marqué cette séance inaugurale par des slogans et des chants enthousiastes et combatifs. Avec près de 70 millions de membres dans le monde, la FSM constitue bien une alternative sérieuse au syndicalisme de compromis (1), contrairement aux idées reçues et largement diffusées. Des syndicats de tous pays ne cessent de rejoindre la FSM comme adhérents ou comme observateurs ; citons l’Inde, le Portugal, le Bangladesh… Le Front syndical de classe (http://www.frontsyndical-classe.org/), créé en 2009 en France et présent au Congrès d’Athènes, continuera jusqu’au 10 avril à rendre compte de ce congrès de révolte et d’espoir !

1) http://www.wftucentral.org/?language=fr. A lire : « Le pacte d’Athènes », qui prépare le congrès et établit le bilan des cinq dernières années d’activités de la FSM.

 

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