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Billet de blog 31 déc. 2014

Sont-ils devenus fous ?

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En ce jour de réveillon quoi de plus normal que de parler de déguisements, mais pas n’importe lesquels, les effrayants.

Pourvus de masques de clown terrifiants au sourire sanglant et équipés d’armes factices, ils s’amusent à effrayer la population, et vont même jusqu’à patienter aux abords des écoles pour terroriser les enfants.

A l’heure des déguisements plus étonnants les uns que les autres en allant des tatouages à lèvres aux lentilles de couleur, des plus inquiétants, avec leur tronçonneuse factice ou les masques de clowns, il n’y a que l’embarras du choix dans la transformation d’identité.

Il a toujours été amusant (pas pour tous) de se travestir pour le fun le temps d’une soirée, ou de trouver LE costume qui fera sensation lors d’une soirée déguisée, mais le déguisement a toujours comme dénominateur commun la fête, le plaisir et la joie.

Alors comment en sont-ils arrivés là ? Comment ont-ils pu penser à effrayer la population et même des enfants  à l’aide de déguisements ?

La faute aux réseaux sociaux

Les réseaux sociaux sont souvent présentés comme les premiers fautifs. Les internautes par leurs biais aiment se lancer des défis souvent stupides, parfois dangereux. Nous avons toujours en tête le challenge qui s’est propagé sur les réseaux sociaux de boire une bouteille d’alcool fort cul-sec, avec vidéo à l’appui, on peut imaginer les conséquences d’un tel acte…

D’autres challenges moins dangereux mais tout aussi ridicules comme la mode du Ice Bukket Challenge qui consistait à se verser ou se faire verser sur la tête un seau d’eau glacée. La vidéo « preuve » également fournie à qui veut la voir.

Il n’est donc pas étonnant de s’apercevoir que l’idée d’aller effrayer les enfants revêtu d’un costume monstrueux est né encore d’un délire d’internautes lassés de leur vie monotone.

La faute à la culture de l’horreur

clown ca stephen king © 

Evidemment les films, dits responsables de tant de maux : violences, sexismes, apologie des drogues, etc… y sont pour quelque chose puisque souvent les costumes utilisés sont tirés de films d’horreurs. L’homme à la tronçonneuse de « massacre à la tronçonneuse » et le clown vorace du film « ça » ont assurément inspiré les fauteurs de trouble.

Un masque effroyable l’est d’autant plus s’il est lié à l’imaginaire et l’inconscient de la personne effrayée, et donc, aux souvenirs lointains mais toujours efficaces de vision de film d’horreurs durant l’enfance.

Mais pourquoi jouent-ils à ces jeux puérils ?

A l’évidence il n’y a que deux raisons, et le plaisir du déguisement n’en fait pas partie.

Un ressenti d’ennui, de vie triste qu’il est nécessaire de pimenter pour se sentir vivre, une sorte de mix entre aventure des temps modernes avec l’adrénaline de l’interdit et plaisir, trouvé dans l’idée de ces sorties considérée comme originale et fun.

Un besoin égocentrique de se sentir exister et relayer sur les réseaux sociaux donnant la sensation d’être écouté, vu par le plus grand nombre tel une star ou simplement réussir un défi lancé pour ne pas se couvrir de ridicule ou prouver aux autres qu’on est des leurs.

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