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Billet de blog 12 février 2016

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Un référendum en Loire-Atlantique : OUI.... Mais lequel ?

S’il est une consultation « locale » conforme à la loi qui soit aujourd’hui à l’ordre du jour, c'est bien celle attendue et réclamée depuis longtemps, permise par l’ouverture, depuis le 1er janvier 2016, du droit d’option pour un département de changer de région... autrement dit la consultation des citoyens de Loire-Atlantique qui permettrait enfin son retour dans la Bretagne historique

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

 Le projet d'aéroport de NDDL est un dossier qui dépasse l’échelon local et qui ne relève pas des compétences des collectivités territoriales. Il ne leur revient donc pas, dans l’état actuel de la législation d’organiser quelque référendum que ce soit à son sujet. Et quand bien-même l'échelon régional serait concerné, il se trouve que ce sont ici deux régions administratives qui sont directement impactées.... et pas n'importe lesquelles : Les "Pays de Loire", cet improbable territoire sans visibilité ni unité géographique ; et la Bretagne dont les citoyens ont régulièrement et suffisamment manifesté leur attachement à son nom et à sa réunification pour qu'elle ne soit pas dissoute et effacée des cartes par une fusion avec lesdits "PDL".

 Or s’il est une consultation « locale » conforme à la loi qui soit aujourd’hui à l’ordre du jour, c'est bien celle attendue et réclamée depuis longtemps, permise par l’ouverture, depuis le 1er janvier 2016, du droit d’option pour un département de changer de région... autrement dit la consultation des citoyens de Loire-Atlantique qui permettrait enfin son retour dans la Bretagne historique à laquelle le pays nantais n'a jamais cessé d'appartenir..... et, conséquemment, l’effacement de la pseudo-région des PDL, ce qui  permettrait une réduction conséquente et, cette fois, justifiée des dépenses publiques

Illustration 1
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Le projet d'aéroport de NDDL quant à lui participe d'un schéma d'aménagement du trafic aérien qui est au minimum hexagonal ("national"), et plus encore européen. Dans l'état actuel des choses et en l’absence (regrettable) de toute légitimité démocratique et de toute souveraineté et  d'une Union européenne, le seul niveau auquel un référendum populaire concernant l'avenir de NDDL pourrait, légalement, mais aussi assez légitimement être organisé, serait, à l'initiative de l'État, celui de son territoire métropolitain.

Une telle consultation permettrait d'intégrer l'avis des citoyens de l'ensemble des territoires disposant d'aéroports inter-régionaux, à moyens ou à longs courriers (y compris Roissy-CDG), puisque le projet de NDDL comme la très pertinente alternative d’un réaménagement de Nantes-Atlantique n’ont de sens que dans le cadre de leurs interactions avec les autres structures aéroportuaires et avec le réseau ferroviaire, qu’il s’agisse aussi bien de délester CDG que de repenser (enfin) la carte du territoire français en termes de réseaux inter-régionaux et d’en finir avec la toile de l’araignée parisienne.

 Il ne faut donc malheureusement pas trop espérer que le sens de l’annonce présidentielle d’un référendum relatif à l’avenir de NDDL aille au-delà des évidents calculs politiciens à court-terme, des motivations notoirement carriéristes de certain(e)s « écologistes » de salon, des nominations honorifiques, voire décoratives à certains postes de ministres ou de secrétaire d’État ; l’ensemble participant d’une concentration et d’un resserrement effectif du pouvoir central entre les mains du quinteron Hollande-Valls-Cazeneuve-Urvoas-Le Drian.

Ainsi que l’a déclaré Françoise Verchère, coprésidente du collectif des élus qui contestent la pertinence du projet d'aéroport à NDDL :« Emmanuelle Cosse aurait mieux fait de se taire, et de ne rien négocier du tout. (…) Nous avons déjà expliqué dix fois qu’une consultation sur NDDL était une fausse bonne idée. Nous ne sortirons pas de ce cas de figure indémêlable, de ce bazar, par ce genre de solution faussement démocratique (…)»

 Rien ne vaut mieux que de savoir compter sur ses propres forces : surtout restons mobilisés et continuons de mobiliser autour de nous :

P

our l’abandon du projet d’aéroport, Pour l'avenir de la ZAD, Ni expulsions, ni travaux !

Notre-Dame-des-Landes, samedi 27 février : mobilisation générale
 !

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