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Billet de blog 4 décembre 2025

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Qui sont donc les dévots ?

J’ai hier vu des laudateurs de CNews sur la télévision publique, et je rêve de faire à ces fanatiques un sort aussi misérable qu’aux titres de chansons auxquelles je me réfère désormais pour intituler mes chapitres. Une humiliation pérenne et au carré.

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Parce que cette publication de ma plume, comme les précédentes, sera compilée dans un recueil de textes que j’irai vendre quelque part en Amazonie, je m’exprime sans trop de préoccupation de l’impact immédiat de mes poèmes et autres coups de points.

J’apprécierais de vivre sans la peur d’entrer en conflit ouvert avec un pote d’origine égyptienne,  sans celle d’avoir à subir les menaces du Marocain, Ben Laden est le pote de Bush, pas le mien, et l’Algérie condamnant un ressortissant français innocent à 7 ans de prison, ça ne me donne pas envie d’y aller, mais je reste sur ma ligne de gauchiste radical et invétéré, moi-même bouc émissaire de cette société, je ne prends pas les racisés pour des adversaires, mais si les politiques et autres élus qui les (nous) stigmatisent. 

What’d I say, Pt. 3

Priant le petit Jésus (Jesusito), mère à mon chevet, car fiévreux en terre aragonaise, et parce que maman était plutôt carrément pieuse, tremblante de foi, j’arrivais aisément à me convaincre de l’existence d’un dieu unique, omniscient, omnipotent, transcendant, parfait (pour tous les jours). 

Maintenant que ma foi a fait sa route dans les évacuations de mes toilettes, j’écoute religieusement la musique africaine, ou d’origine telle. Je suis, comme tout un chacun, au milieu d’une guerre de mythes, et, personnellement, je ferais bien se disperser et s’éteindre ces constructions humaines bien trop serviles.

Avec le vent vont les mythes

J’ai hier vu des laudateurs de CNews sur la télévision publique, et je rêve de faire à ces fanatiques un sort aussi misérable qu’aux titres de chansons auxquelles je me réfère désormais pour intituler mes chapitres. Une humiliation pérenne et au carré. 

Léo, Ferré, allume, non, la lumière, ducon. 
Tom, Waits, no, not this time, just            buzz off.
Nina Simone, come on, do you want to marry me, lady ?
Manu ! Chao  ! Yo, innan undergound and cheer style ; 
Bob, Dylan, smoking in a frame on my desk, in a sky in a town, in my apartment on this planet. 
Brassens, George, impeccable, immaculé, un grand soleil en place du cœur. 

Les chanteurs et les chanteuses sont unanimes,
Quand ce n’est pas la frime et les muscles qui font loi,
La vie, l’amour, la joie, l’air, reprend ses droits.

Les chanteuses et les chanteurs pour piscines,
Les arrangeurs de guimauve pour ascenseur,
Les designers pas foulés qui se prennent pour des artistes,
Et défigurent le paysage, l’envahissant de laides images,
Les violonistes doucereux, faussement exaltés, faussement transpirants,
Les orchestres confidentiels mais aussi consensuels, bateaux,

La musique qui n’est plus ouvragée, 
La musique qu’on abîme, qu’on néglige,
Fait le lit de la propagande fasciste,
Et tord les femmes et les hommes de douleur, de peine et de chagrin, non sans souffrances.

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