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Billet de blog 27 décembre 2025

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Ton tabac, ton alcool, ta fortune, ton racisme, ta Capitale

Je tenterai dans ce texte d’expliquer pourquoi je fume ce que je fume, pourquoi je bois ce que je bois, et pourquoi j’ai décidé de ne pas mourir en ce pays. À moins que Clémentine…

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Quoi que je fasse, que j’écoute la plus délicieuse des musiques, que je lise le plus profond des livres, que je dessine comme je l’entends ou que j’écrive malgré mes si peu nombreux titres, je ne parviens pas à décoller de 1. 1/20 dès le collège, 1 copine que j’ai aimé comme une sœur, 1 père que je n’ai presque pas connu et 1 mère écrantée et assassinée. Le plus pénible c’est LA Liberté dont on veut me priver à jamais. Et le plus interpellant, c’est l’Unique recommandation que je récolte après avoir publié mes textes sur Mediapart. 

Je fume leurs Philip Morris, leurs Winston, leurs Gauloises, leurs Marlboro et leur Drum, mais aussi le Marocain, le Libanais, la Jamaïcaine et la Bolivienne. Leur coke et leur Coca Cola, leur pollen et leur CBD, je n’y touche pas. Je sirote la bière blonde, la première gorgée au matin avec un bouquin, pour exciter mes nerfs atteints par la rispéridone et par le matraquage capitaliste quotidien. J’ai souvenir de soirées chaleureuses et enflammées, à Montmartre dans les années 90, et d’autres presque aussi vivantes dans notre appartement (mais était-ce rue de Verneuil ou rue des Capucines, cela ne m’est plus distinct), malgré et grâce aux chants révolutionnaires d’amis de mes parents depuis longtemps éloignés. 

Si j’ai gardé une sensibilité pour le Temps des Cerises et pour l’Internationale, et si je me dis volontiers anarchiste, je ne comprends plus la politique française. Les mots — quand ils sont audibles, cachent mal l’ambition narcissique des communicants, et je pleure quand je vois celle qui m’a séduit et convaincu par ses paroles pénétrantes devoir faire campagne sur les réseaux sociaux, et je rassure immédiatement l’abonné Mediapart, il ne s’agit pas le Rachida Dati. 

En attendant, pour une victoire entière de Clémentine Autain et pour remercier l’équipe de Mediapart pour son geste (sa geste ?)  héroïque, salutaire, je ferai deux recommandations culturelles : d’abord le plus admirable et perspicace bouquin de ma vie de lecteur, et puis le plus funky et groovy et philosophe des groupes musicaux. 

1. De l’ennui au jeu, de Rodolphe Saintin
2. Sly and the Family Stone (particulièrement l’album de 1979 Back on the Right Track)
3. Une recommandation moïque et vaine et superficielle. 

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