Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.
il joignit les mains, exhala:" Dieu m’aime".
Au fur et à mesure que son corps s’alanguissait, son esprit s'affûtait, une consolation s’installait. En lui montait un monde de douceur, il vit une vaste sphère descendre doucement sur son abdomen et il vit très distinctement un arbre, une rivière, une plante prendre place dans son corps et il devenait cet arbre, cette rivière, n’en éprouvait aucune gêne, aucune douleur. Ses antériorités avaient disparu.
Sans réduire l’adoration de Dieu au Roi-Soleil. Si j’étais, moi aussi, un reflet de Dieu ? Ce reflet-là lui permit de saisir un univers où il aurait toutes les données du savoir des hommes, où son cœur serait parvenu à la béatitude.
N’était-ce qu’une réminiscence d’un enfant mené en fantaisie dans son avion ? À quoi servaient les religions si on devait tout déchiffrer tout seul ?
Ne connaissant aucune formule divine, il se laissa aller à surfer sur des ondes lumineuses, douces, chaudes, un continent d’étoiles.
C’était innocent ! En moins d’un milliardième de seconde, tout était redevenu opaque, c’était épuisant. Ce Dieu qui sauve pouvait rendre fou.
Il essaya bien de reprendre ce cours d’idées, mais cela procédait d’une inconcevable vanité et n’avait rien de commun avec un exercice de mémoire. Les contemplatifs, les mystiques nommaient cela méditation.
Des questions surgissaient, proliféraient comme une éclosion d’œufs dans un milieu aquatique.
Quel divertissement et quelle acuité dans ce milieu du silence ! Il faudrait des lunes avant que la moitié de la planète terre se laisse prendre en mains, tandis que l’autre moitié se contenterait de croire comme on croit en la vertu des champignons, aux horoscopes, au progrès.
Un amalgame de paramètres orchestrés, diffusés, bien huilés sur la façon de maîtriser une société hétéroclite avait gagné le cœur des gens avec plus de succès que d'autres. Le monde appelait cela régir les sentiments, faire le tri entre les bons et les mauvais.
Par amitié avec la moitié de la population à laquelle il venait de se joindre, il se rangea parmi les mauvais, laissant les bons unis entre une pénétrante énergie de bon aloi et lui, il resta dans cette énergie infinie surpassant tout l’entendement humain, un état perpétuel, éveillé, ardent sans une seule zone d’ombre, sans limites. Il quitta la nef où il avait embarqué et débarqué aussi sec.
Dans cette mouvance, plus de mensonges plus de différences, seulement des déplacements virevoltant d’un être aimé à un autre être aimé.
Quelle ouverture ! Invérifiable ailleurs que sous ses yeux.
Il sut que sa vie avait emprunté un autre vocable, le mot mort était resté en panne.
L’union des opposés, ce truc incompréhensible venait de lui traverser le corps.
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