Oran.
O…Or mûri à la mémoire des Temps Heureux.
R…Roues, Histoire de refaire l ‘histoire.
A…Algérie
N….. ..Nouer au cœur de laMéditerranée, entre virages et visages, le monde inouï de Rome etNed-Roma, la petite Afrique de Léon de Médicis
Un syllabaire justifié par les sangles qui me relieront à perpète à mon pays
déchiqueté. Ce moribond nom de ma cité ressurgit à tous les coins de rue de ma mémoire ;
pourtant des lambeaux d’images sont entrainde s’enliser ;
Car si je vois nettement la rue Gal Leclerc où j’ai été adolescente, d’autres lieux se sont estompés.
Quatre lettres : une combinaison de coffre du souvenir des visions dela peur, des miroirs du temps qui agissent en ralentisseur avant une renaissance.
J’ai fait serment dedépendance.
Je me lis ; et je relis en étant juge et partie de mon indémodableet inoubliable adolescence . Les pages pures et lumineuses que jechoisis dans les quinze premières années de ma vie. Je refais les trajets familiers entre ma maison de la rue Gal Leclerc et mon lycée, ne ratant pas de jeter un œil sur chacun des angles de cette rue, m ‘attardant devant les affiches du cinéma Régent ; mais cela devient de plus en plus difficile, j’ai du mal à retracer certains passages qui se font de plus en plus flous, l ‘éloignement de ces instants bénis vécus avec lalégèreté de cœur d’une gazelle animée, bondissante sous les caresses de la joyeuse, chaleureuse, effervescente, exubérante ville d’Oran me cause un petit serrement decœur.