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Billet de blog 14 octobre 2010

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E.M.Foster , père spirituel de Cheanee , le lion endormi .(1)

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E.M.Foster , père spirituel de Cheanee , le lionendormi .

Homosexualité est un mot autant féminin que masculin

Les hommes le justifient par un air de dégoût et les femmes par « à genoux, laissez nous vivre notre homosexualité"

c’est à peu près ça partout dans le monde d es hétérosexuels, mais le maitre mot est restons ensemble, il ne nous arrivera rien

Malheureux celui qui sort de la normalité avec éclat

Dans sa vie,E.M.Foster, a été le jouet et l ‘ objet de son homosexualité

Il a été au tournant du siècle le porteur dandy des anglais chics, des romances chères à l ‘ère victorienne et eut l ‘art de se faire oublier pendant plusieurs années .

L partie la plus intéressante de sa vie est enfouie dans l ‘argot des pubs de lacapitale londonienne ce qui me parait avoir été le plus snob des rôles de E.M.Foster

Entre les mots , les heuresd e crépuscule , le regard des uns et des autres

, la vie s’est vendue àla manière d’ une prostituée en adoptant le mouvement de la gaypride, comme un lion en sommeilPerduentre Ciel et Terre

Cheanee , le lion s'est endormi 
 Ma vie se disloque .
Mon souvenir des jours heureux est encore régi par une passion venue du monde des paradis new-yorkais.Il y a une image que je garde collée sur le cœur, celle de ma mère marchant sur Fifth Avenue où nous avons rendez-vous. C'est une jeune femme de Monba­sa qui donne la main à son fils,élégance à la fran­çaise, légère, moi, je cours je cours parce que je n 'ai jamais su marcher lente­ment ,parce que je suis le fils bien-aimé. Cette femme là ne doit pas être celle qui m 'attend, elle est trop jeune .Je suis un peu essouf­flé, je viens de la perdre de vue .Ayant vécu seul si longtemps loin d'elle,mes mots sont ceux du ramage d'un oiseau qui n 'a pas encore tout son plumage .Bientôt je serai cendres ; mon cœur est en pierres de feu , mon corps est en charpie,Je suffoque , vul­nérable, transi, aliéné, par une secousse volcanique qui a éjecté tous mes amis .Soldé , abandonné sur le pavé, sans trace d’un passé vieux d’un jour. Un électron discount , sans positron.New -York était mon île, je viens de découvrir une autre insularité où je refuse maintenant tout abor­dage à ceux qui jusqu'à ‘à ce jour étaient mes parte­naires.Je devrais fuir New York. Mon charme m'aura évité de dormir dans les abris,mais il m'a mené à la tombe. New York est un lieu où la sécurité est dans le lit ou dans la tombe.New York ,une machine à rêve.New York,un sceau.Pas un seul instant de mon séjour qui n 'ait eu la consistance d'un contentement de vivre en toute conscience, d'être mé­moire et pré­sent à la fois. Même le cul -de- jatte au coin de la soixante -deuxième, à qui pas un seul New -yor­kais n'ait consenti one "buck" ,me fait penser à ma rage de vivre, perdant le son et la vue de Manhattan entre la terre et la terre.On loupe?On escamote? Sur le champ, ça repart parce que la vie de New York s'en­roule autour de soi, prête à servir sans relâche avec cruauté et ravissement, et feu ,et destruction ,et rêve du chant de la vie, et rêve du champ de la mort .La Cité qui m 'a révélé à moi même ,avec ses noirs, ses avenues, ses vases de vanitas vanitatis, vie et mort ,vie et rire, New York , la City ne fait vivre que les marins de haute mer.Un astre est entré dans ma course, un clin d' œil pi­qué entre deux paradis per­dus, dé­valant du haut des monts de la mer des rires , du haut des monts du bonheur.Pendant que je tournai le dos au plan diabolique de mes entrailles, entre ma cafetière, mes coussins, mon Mozart, un être caché à moi même, le plus attaché à ma per­sonne, est venu me demander asile.Un phénomène de réfraction m ‘a fait disposer d’une entité de jeune homme au bel avenir, accédant au plus cher dé­sir de sa mère : le rêve ,rehaussé du mariage d’ un Chea­nee de l ‘autre coté de l‘Atlantique, en pleine complétude. Des barrages vitaux se sont mis en place, m ‘offrant une autre vision de l’existence. Sans dé­viance, seule­ment transporté infaillible­ment dans ce monde mou­vant qui s'in­fuse en moi, m ‘ordonne :" Garde ce précieux royaume vibrant en chacun de nous, la miraculeuse vi­sion de Dieu ".Par quel canal avais-je transité pour en­trevoir la pa­role de ce mystérieux mes­sage? Que se passait-t-il?Un monde métamorphosé m ‘arrive, dé­chire mes er­ratiques conduites de no­made né­crosé? Au démon d’une vie d’antan, se substituerait la magie d' une douceur qui s' invite? Mes folles irremplaçables manières se verraient -elles parées d'un avenir qui aurait épousé une réalité d’ emprunt, étalée sur un lit de mort, mu­rée, mariée, marginalisée, magnifiée,re-née à la fois?Il ne m’était jamais arrivé jusque là de­voir prendre des décisions drastiques. Quand on reçoit une nou­velle de ce type en travers du corps,c’est avec ce corps qu ‘il faut user de toutes ses aptitudes pour mener le combat du moment, sans en être dominateur, parce que ce corps- résidu, médiateur de la fu­ture mémoire d’ un homme en route vers un bon­heur arraché est encore un instrument. 
 

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