En mai 98, je lisais
« Umberto Eco ,Carlo Maria Martini
Croire en quoi?
Et je griffonnais , sur la dernière page; « nuisance intime , un sourire où ils étaient entre eux , la différence est faite par solitude ou le contraire
« dois-je trouver le Jde moi encore une fois? »
Connaissance?
L ‘introduction d ‘ une interrogation veut -elle dire nécessairement doute?
Ce grand prêtre nous dit« éteindre la radio, l a télé pour que le silence nous permette de nous confier à Dieu »
« L a vie humaine participe de la vie de Dieu »
(102 pages en tout )
page 24
« Voilà, me semble – t il toutes les manières de conjuguer ce mot« Espérance » que je n ‘aurai osé écrire avec une majuscule si vous ne m ‘en aviez donné l ‘exemple .Ce n ‘estdonc pas le moment de se laisser saouler par la télévision en attendant la fin, il y a encore beaucoup à faire ensemble »
page37 « il s’agit de définir un terrain commun de discussion entre laïcs et catholiques , en abordant aussi les points où n ‘existe aucun consensus
Surtout ceux qui engendrent des incompréhensions profondes se traduisant par des conflitspolitiques et sociaux .je suis d’ accord , à condition de dévoiler d’ abord les malentendus qui sont à la racine de nos incompréhensions. Il sera alors plus facile de se confronter sur les vraies différences. et cela avec d’autant plus de passion et de sincérité que chacun acceptera d’être impliqué et remis en question par le thème traité, disposé à « payer de sa personne ».
plus loin page 41 :« On comprend alors la valeur de la vie humaine physique dans la conception chrétienne: c ‘est la vie d’ une personne appelée à participer à la vie de Dieu même
page 44
« reste une question: j ‘ai fortement souligné que pour le Nouveau Testament, ce n ‘est pas la vie physique qui compte , mais la vie que Dieu communique .Comment peut – il y avoir dialogue sur cepoint aussi précis de doctrine « révélée »? je trouveune première réponse dans nombre de vos affirmations exprimant l‘angoisse et l ‘ inquiétude que chacun éprouve lorsque ‘ ilse retrouve face au destin d’ une vie humaine, à tout moment de son existence.
À la relecture, ce jour, où je ne cite que Monseigneur C.M.Martini
Je me dis que ce pasteur d’âmes a aussi le grand art de la dialectique, de la douceur du discours, pour nous reconduire dans la voie divine, si jamais nous étions perdus.
« les vraies différences. et cela avec d’autant plus de passion et de sincérité »
Pour avoir grandi dans un milieu laïc , anti -clérical et juste où passion ,sincérité furent parties des lois immuables et intransgressables , la religion eut été de l ‘ inflation .
« payer de sa personne » rappel ducrucifié ,quand nous sommes tous, à tour de rôle des blessés de la vie ,blessés qui communiquons justement au travers de nos blessures sans passer par une religion quelle qu’elle soit .
« conflits politiques et sociaux . »Quand on sait ce que les religions produisent comme effets spéciaux de haute volée sur la planète .Quand on sait l ‘ impact politique du Vatican , à droite et à gauche.
Maintenan til faudra m ‘expliquer avec beaucoup d’ insistance que la vie physique est un surplus et que les jouissances terrestres naturelles comptent pour beurre .
MonseigneurCarlo Maria Martini est un homme de l ‘art ,un homme habile , au discours rodé , un maître de la parole distribuée avec la « spontaneita la charisma » le mérite de sa foi, la violence douce de ses intonations sont perceptibles à chaque virage de ses déclarations chrétiennes , et humaines ,.
Ce fut un plaisir immense de le relire sans y retrancher un certainsourire de désintéressement et convenance pour celui qui termine page 45 :parce que , au départ nous sommes avec lui , sur le même terrain d' atterrissage :
« Notre Monde , pour y vivre, aimer nous sanctifier (? mon point d’interrogation personnelle )par une théorie neutre de l ‘être mais lui est donné par le fait qu ‘existent ces centres d’altérité inouïs que sont les visages , visages à regarder, à respecter , à caresser »
Là ,je suis OK .