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Billet de blog 26 septembre 2010

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Rav Yehoshua Ra’hamim Dufour : Toda,(hebreu)=merci

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http://www.modia.org/priere/psaume100.html

En Israël, les mêmes mots ont les mêmes effets ,malgré la mauvaise conscience de ma partie non religieuse,(not that Im feeling guilty) le résultat de la musique est la même en valeur, en points d' orgue.

Ravissement des uns et des autres, araméens et juifs , en prières sur le dur chemin des rues de la magie de vie de la terre .

dans la même réalité,sur les mêmes pierres,sur le même bûcher ardent,par vents et par mer,par père et par mère ,Marie et Meriam,étaient réduites au même sort.

Alors merci Monsieur le rav Dufour

http://www.modia.org/priere/psaume100.html

De mon ami le rabbin Dufour à Jérusalem:

Soyons vrais: la plupart de nos prières spontanées sont des demandes, et nous exprimons des louanges surtout dans les prières collectives organisées comme celles du Chabbate.
Et, pourtant, la première expression de notre coeur devrait être la hodaya, le fait de dire toda, merci. Merci pour la vie, merci pour le fait de connaître ce monde, pour les rêves que nous espérons vivre, pour avoir reçu le don extraordinaire de pouvoir connaître dans la Torah les plans du Créateur, et Ses manières d'être dans Son don continu aux hommes.
Le mot français de "reconnaissance" l'exprime parfaitement: nous sommes conscients de façon nouvelle, comme une naissance, et nous y revenons vers la source et lui disons merci. Le premier mot que nous disons le matin est modé (masculin) ou moda (féminin): "reconnaissant et remerciant je le suis". C'est donc la base de tout. En ce début d'année, comme un début de jour, je fais cette étude pour dire merci dès le renouvellement. Et c'est le psaume 100 comme la plénitude des 100 bénédictions.
Certes, il y a des gens qui remercient et en font le contraire: "je vous remercie" signifie "je me débarrasse de vous, je vous éjecte, je vous met à la porte, ce qui était entre nous est terminé et je n'ai aucune reconnaissance mais je fais le rite vide de vous dire merci qui veut dire: partez pour toujours, je ne vous dois plus rien après ces mots de ce que vous avez fait de bien pour moi, vous vous croyiez mon ami-e et vous vous êtes trompé-e car je vous ai trompé-e, et par ces mots j'officialise ce changement de rapport sans que vous ayez rien à dire". C'est pis que Sodome qui est cruel et sans amour, c'est bafouer la pureté et l'amour.
Il fallait dire cela pour bien retrouver l'intensité de l'ordre naturel bon du monde dont le judaïsme veut développer la conscience chez nous. Et aussi nous y maintenir en permanence. Le merci ne sera donc pas un mot de cinq lettres mais il éclatera en multiples sentiments positifs, en relations heureuses.
Ce psaume 100 est un psaume bref qui l'exprime parfaitement, il a 5 versets comme les cinq niveaux de l'âme, et 42 mots comme la prière de force (anna vékoa'h) pleine des noms divins. Il est donc facile de s'y concentrer en ces quelques moments de sa brève durée et nous allons pouvoir aisément en découvrir toutes les richesses. Ainsi, nous en ferons un exemple de tout ce qu'il y a dans la structure d'un psaume et nous pourrons appliquer ces découvertes à tous les autres psaumes, pour l'étude comme pour la prière.
Certaines sources l'attribuent à Moché Rabbénou comme tous les psaumes 90 à 100. Le Roqéa'h l'attribue à David qui remercie de tous les dangers d'où Hachém le sauve.
Dans son commentaire de Yichtaba'h, il se met en référence avec le mot "nétsa'h" dans la liste des louanges car sa bienveillance l'emporte dans toutes les générations. D'autres auteurs le font continuer jusqu'à hod, la splendeur car, de là, à l'avenir se débloqueront les lumières créatives.
Ce psaume n'est pas lu le Chabbat (Beit Yossef, Ora'h Hayim, 281) car il n'y avait pas de sacrifice de toda le jour du Chabbate et de fêtes, et les Lévi ne le disaient donc pas; certains le disent en sautant les deux premiers mots. Il n'était pas lu non plus à Pessa'h parce que le sacrifice de toda se faisait avec des pains.
Le Chla, dans Tolédote Adam rappelle que le middrache dit que, un jour, toutes les prières disparaîtront sauf celle de remerciement, et tous les sacrifices disparaîtront sauf ce psaume (kol hachirote âtidote léhibatel 'houts mé mizmor létoda) et pour cela il faut le dire bénéîma ouvézimra, en douceur et en chantant (Choul'hane Aroukh, Ora'h 'hayim 51,9) et le Maguen Avraham et la Michna Béroura, là, disent qu'en certaines communautés on le dit à Roche hachana et Kippour en raison de l'allusion à toute la terre dans le psaume. Le Sefer Aboudaram écrit que ce psaume est en liaison avec la louange des créatures le second jour de la Création parce que la lumière fut créée. Pour toutes ces raisons, le Kitsour Choul'hane Aroukh 14,4 dit qu'on doit le chanter debout.

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