Ma patrie ?
Me balader depuis l ‘Arabie jusqu enAramana sans certif de nationalité, avec ou sans tchador,
Être une tortue paludineparmi les millions de tortues paludines foisonnant dans lesmarais de Bel Kheitar dans l ‘ oued Touil : chez moi.
Mon choix : me réfugier dans le mondedes perdus, errant, unis dans le monde des arts.
MonBel Arabe
J `arpente l’itinéraire basse fréquence : la fréquence de la séparation .
J’en suis là à m’interroger sur le sens de ma mission maternelle. J’ai été la génitrice d’un monde viral en souffrance avec un fils en Oradour-sur-Glane.
Harassée,le cœur en surcharge, purifiée par des mues comme les fièvres ,chevalines dans mon corps endolori, je pose un œil désenchanté sur cette palissade du temps qui a désarticulé ta vie et ma vie.
En haute fréquence, une source de force fait que toi et moi, nous parlons au présent ; l’irréparable est aboli, je canalise mon énergie sur la phase de l’espérance de retrouvailles imaginaires, pressenties, peut-être même entrevues, dans un ciel réversible, parce qu’il suffit d’un souhait (ça, j’ai pigé) et, au neurone suivant, je suis la promesse d’une Ramallah en terre promise.
A travers deux oscillations de ta pensée à ma pensée, je puise la force d’être l’ épouse, la femme qui répond au téléphone,une sorte de duplicata de celle que je fus ;ça colle comme une réplique pendue aux vestiges de mon existence de nomade ; je navigue dans le foutoir de la belladone des mers :virages au milieu des mythes et des maths parmi les généreux paris de ceux qui ont tout dit et des paumés qui n’ont saisi que dalle.