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Billet de blog 29 octobre 2010

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Que ceux qui n'y ont jamais mis les pieds pendant la guerre d’Algérie se taisent !

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

http://www.dailymotion.com/video/x3yybg_combat-et-exil-chants-de-taous-marg_news

J

http://www.dailymotion.com/video/x4bhb2_chant-de-guerre-taous-marguerite-am_music

http://hebdo.nouvelobs.com/sommaire/dossier/101452/notre-guerre-d-algerie.html

Que ceux qui n ‘ont jamais mis les pieds pendant l a guerre d’Algérie se taisent

J’y étais

Les autres nous feront un rapport sur la mort de Louis XVI

Nous étions heureux et nous ne le savions pas, je l ‘ai dit et je l ‘ai entendu en trois langues l e français, l ‘espagnol et l ‘arabe

Tous ceux qui pour différentes raisons, un jour ou le lendemain ont dû quitter leur bled, leur arbre, leur même soleil, parlent la même langue, même si les sonorités ont l'air d’ être différentes .

j'ai créé ce blog pour partager mes émotions avec tous ceux qui sont loin de leur terre de naissance .

Rien ne vaut la douceur d' appartenance à une terre à celle où il marche pied- nus, là ou il est né.

Balance tes godasses , cours sur le sable qui brule tes pieds, c’est chez toi que tu es ,dans ton Algérie .

Mon travail d'artiste consiste essentiellement à évoquer cette Algérie magique que des années d'exil n 'ont pas effacée.

C'est"mon thème" , un centre de vie sans cesse renaissant ,puisé dans ma jeunesse algérienne

et qui me tiendra eneffervescence jusqu ' au bout .

Ceux qui vibrent avec Algérie, ceux dema génération , celle de cette Marguerite Taos Amrouche, musicienne de coeur de fierté,algérienne à la quelle je joins une petite voix si faible que j ‘en ai honte.

Mais dans mon lieu intime , avec elle , je suis , j’en suis

Un blog est assez souvent une confession à visage couvert, un "sanspapiers" courageux, sans signature ,sous pseudo,

je choisis lecontraire , tout en réservant mon droit , au haïk parce que, oui ,je l ‘ai porté et le reporterai.

Un blog , c'est surtout un compromis entre paraitre et être sans semontrer à nu.

Ça , c'est quand on a la chance de ne pas tomber sur des mots orduriers que l'encapuchonné se permet

.He bien! tout cela ne sert de rien car, au détours d' une virée sur le net ou sur unefeuille de chou, le voila avec ses yeux glauques, sa face enfarinée et clac ! foutu, le tchador.

Les autres bloggers , ceux qui ont un nom affiché, ont droit à notre respect ;O n ne jettera les autres aux orties , symboliquement parlant ,bien sur .ils ont leurs raison .

J'ai longtemps hanté les salles d'embarquement pour l 'Algérie, dans chaque aéroport, à Marignane aussi bien qu 'à Orly, à humer le henné, à effleurer les voiles blancs des femmes de chez moi qui rentraient au pays, interceptant un bout de conversation en arabe,comme une voleuse volée.

Je suis inguérissable.

J’avais un gardien ,Kheis il n’ avait pas de famille, nous pouvions penser les uns et les autres que ses vieux jours et les nôtre scontinueraient à se côtoyer sous le même toit .

Sa compréhension de la situation était dépassée par sa trouille de me quitter, de se retrouver à nu.

Le jour de mon départ,une photo eut été indigne car à cet instant même, aucun de nous n'était celui de la veille, nous étions tous empoignés par l'émotion,émulsionnés par avance sur le parchemin de l' histoire,suspendus comme dans l' attente d un miracle toujours possible ,alorsque nous étions déjà fixés sur la pellicule vivante de cette situation irrévocable .

Ma famille a remis la clef de la maison au futur responsable politique,en toute simplicité, chacun dans son rôle; nous ne nous sauvionspas,

il ne s 'esquivait pas, nous nous sommes salués, inconscients,et conscients du point de rencontre de deux rôles provisoirementtenus par des anonymes, futurs inconnus de l'histoire de notreAlgérie, .

Le notre de " notre " Algérie s'est limité à cet échange silencieux .comme les citronniers d'Ain-Tedeles qui échangent des vapeurs d’ amour .Eux et nous savions que nous échangions nos dernières effluves .Nous étions plus liés que jamais;

Les historiens peuvent toujours s’aligner pour en rendre compte;

.C'est ce que je ressens aujourd'hui , parce que lesdifférences d'optique politique, les haines, ne pourront jamais effacer ces images de nos vies, aux uns et aux autres.

Un pays, ce n ‘est pa s toujours un havre

Les plus beaux chants de la terre sont nés dans les ruelles des bleds .

Mon Algérie ,terre nourricière,c'est ma ma mère algérienne ,mon intime biosphère,confluent de tous mes liens, à qui je fais appel sans cesse dans toutes les pliures de mes souvenirs, ma terre passionnelle, vécue et revécue, qui rassemble mes êtres chéris, ma " Cita ideale "

Le smots vrais,simples frappent au cœur. Enchâssée dans mon histoire racontée par des hommes de courage, cravates aux vestiaires, regards clairs, arabes , moudjahidin , français ,soldats , harkis, le temps jamais ne décomposera cet amalgame .

Disparate?

Non,liés par le lien de la terre

Le mensonge d’ un général haineux a fait tchoufa .......

(expression non académique ,que Monsieur Stora connait!)

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