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Billet de blog 26 juin 2020

Cette nuit j'ai rêvé de la Chapelle Darblay

Cette nuit j’ai fait un rêve .. J’ai rêvé que l’usine de recyclage de papier de la Chapelle Darblay qui était détenue par un Groupe Finlandais dénommé U.P.M. redémarrait son activité en Société Coopérative

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Cette nuit j’ai fait un rêve ..

J’ai rêvé que l’usine de recyclage de papier de la Chapelle Darblay qui était détenue par un Groupe Finlandais dénommé U.P.M.  redémarrait son activité  en Société Coopérative, réembauchait  les salariés qu’elle avait licenciés  et se remettait à produire le papier nécessaire à nos journaux , nos prospectus publicitaires , tout en recyclant nos déchets inutiles ..

J’ai rêvé que le Gouvernement était passionné par ce sujet qui permet de démontrer une réelle volonté sur le plan écologique

J’ai rêvé que la B.P.I. était là pour aider à ce redémarrage en prêtant des fonds à taux quasi nuls puisqu’elle les obtient à taux quasi nuls

J’ai rêvé que la nouvelle entité montait un Crowd Funding (appel de fonds sur internet) qui connaissait un succès sans égal .

J’ai rêvé que les clients  de la Chapelle DARBLAY se joignaient également  à cette expérience franco française sans précédent , car les produits  fabriqués les intéressaient par définition au plus haut point ..  je pense notamment à des gens comme E. Leclerc qui a besoin de sacs en papiers , de prospectus , d’emballages multiples  ou les journaux  français comme Le Figaro, les Echos , la Tribune  les magazines etc ..

J’ai rêvé que les restaurants  et les producteurs agricoles de la région  participaient  aussi  à cette société coopérative  pour apporter la restauration nécessaire aux salariés ce que qui leur permettait de récupérer un peu  d’activité après la terrible crise qu’ils venaient de subir .

J’ai rêvé que la région Normandie, comme les communes avoisinantes soutenaient cette  nouvelle entité  comme le font les Lander Allemands avec leur industrie .

J’ai rêvé que Bruno Lemaire qui a dit à la CGT être en train d’étudier le problème,   aidait à la mise en place de cette solution .. qui est à la fois une préservation de l’emploi ,  la conservation d’une entreprise indispensable à notre propre  plan environnemental,  et qui serait un exemple extraordinaire redonnant espoir à de multiples citoyens ,  des salariés , des  jeunes  ..

J’ai rêvé que la C.G.T. qui  organise à  Paris une manifestation le 1er Juillet prochain  sur ce sujet acceptait de travailler sur ce projet ..

J’ai rêvé que cette solution  était donnée en exemple  et inspirait à beaucoup d’entreprises en difficulté, l’envie de faire la même chose , en se sortant des contraintes liées à un capitalisme financier mondialisé  qui considère l’humain comme une valeur de remplacement .

J’ai rêvé que nous arrêtions de commander notre cellulose en Chine et en Russie ce qui préservait les forêts  donc l’écologie de la planète , et qui diminuait les coûts de transport et leur impact environnemental .

J’ai rêvé, je me suis réveillée .. J’ai cherché à joindre  un certain nombre de responsables pour leur faire part de mon  idée .. Je n’ai réussi à joindre personne .. je n’ai eu aucune réponse  ..   Alors j’ai pleuré .

                                                                                             Lucie Couvreur

La papeterie de la Chapelle Darblay, près de Rouen, était la seule en France à produire du papier 100 % recyclé. Mi-juin, elle a fermé ses portes. Ses 230 salariés vont être licenciés. Mais un espoir subsiste : l’outil industriel sera préservé jusqu’en 2021, et les défenseurs de l’usine luttent ardemment pour que des repreneurs se manifestent.

https://reporterre.net/La-derniere-usine-en-France-de-papier-100-recycle-menacee-de-fermeture

ENJEU ECOLOGIE MAJEUR qui de plus était rentable 

On fait du papier journal qui est entièrement recyclé en France, et entre 30 % et 40 % du papier collecté dans le pays, dans les centre de tri, dans les poubelles jaunes, reviennent chez nous pour être recyclés.

usine pionnière en la matière.

c'est pratiquement toute la filière française de fabrication de papier journal de qualité qui est mise à l'arrêt, alors que celle-ci ne produit déjà pas assez pour la presse nationale. « Les imprimeurs iront acheter du papier encore plus cher et plus loin, en Russie ou au Canada comme c'est actuellement le cas. Mais s'ils vont le chercher à un autre coût, le prix des journaux ne sera pas le même non plus.

Et en plus c'était rentable !!!

c'est un site compétitif, qui fait des profits », explique Julien, précisant qu'« UPM a fait un chiffre d'affaires de 10,5 milliards d'euros en 2018 », et que l’usine de Chapelle Darblay a dégagé « 16 millions d’euros de bénéfices l'an dernier ».

https://nvo.fr/competitive-et-ecologique-la-papeterie-chapelle-darblay-est-menacee-de-fermeture/

« Le combat continue et l’espoir demeure »

Car si les 218 lettres de licenciement vont bientôt parvenir à leurs destinataires, le site, lui bénéficie d’un sursis d’une année. Pascal Morel, secrétaire général de l’union départementale CGT, l’entend bien ainsi : « Ce n’est pas fini ! le combat continue et l’espoir demeure ! 

https://www.glonaabot.fr/etiquette/Darblay-Pap+Chaps-Cyril+Brifault

La filière française de recyclage des déchets papier risque de s'enfoncer un peu plus encore dans la crise . Le finlandais UPM, propriétaire du site de la Chapelle Darblay qui fabrique du papier journal à partir de recyclé grâce à un procédé qu'il a inventé en 1985, compte demander le 15 juin la fin du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). En pleine crise sanitaire, le fabricant de cartons belge VPK a en effet renoncé le 20 avril à la reprise. « Il faudra une vingtaine de jours pour traiter la demande, donc l'activité cessera vers mi-juillet, avec le licenciement des 230 employés du PSE », résume Arnaud Dauxerre, un des cadres de la Chapelle Darblay.

La course à la recherche de solutions alternatives se poursuit malgré tout. Il s'agit de sauver cet outil unique en France, dont les machines à désencrer recyclaient 480.000 tonnes par an de déchets imprimés en 2015, et encore 350.000 tonnes l'an dernier. Les acteurs des secteurs du papier, du recyclage et la région se sont encore réunis mardi matin. « Un carton sur cinq vient d'Asie, il faudrait qu'un Chinois reprenne le site pour faire des bobines de recyclé à renvoyer en Asie… », avance Pascal Geneviève chez Federec, la fédération des recycleurs.

Espoir encore de solutions alternatives

De son côté, Arnaud Dauxerre veut croire que « le site peut devenir recycleur pour les tiers. Il faut imaginer des débouchés pour de nouveaux produits en cellulose ». Mais, ajoute ce cadre de l'entreprise, « le fonds de roulement nécessaire pour faire fonctionner un tel outil est d'au moins 80 millions d'euros, seul un industriel peut reprendre le site ». Le fait de ne plus avoir à reprendre le personnel pourrait attirer des offres à partir de juillet, estiment des observateurs. Et VPK pourrait refaire surface en fin d'année.

https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/la-fermeture-de-la-chapelle-darblay-risque-de-torpiller-le-recyclage-francais-du-papier-1204672

Une chaudière biomasse pour Chapelle Darblay

Chapelle Darblay, filiale du finlandais UPM Kymmene, a inauguré en fin de semaine dernière la première chaudière biomasse de Haute-Normandie sur son site de Grand-Couronne (Seine-Maritime).
La centrale électrique, alimentée par des résidus végétaux issus principalement des activités de l'usine, représente un investissement de 80 millions d'euros. L'unité de 460 salariés produit du papier journal fabriqué exclusivement à partir de fibres recyclées.
La mise en service de la centrale, d'une capacité de production de 20 MW d'électricité et de 85 MW d'énergie thermique, permet au papetier de fermer l'ancienne centrale qui fonctionnait au gaz et de réduire ainsi à zéro les émissions de gaz carbonique de l'usine.
Parallèlement, la direction de l'usine a annoncé la modernisation d'une ligne de papier journal et d'un atelier de désencrage pour « améliorer la qualité du produit fini ». Cet investissement, opérationnel en janvier 2008, s'élève à 15 millions d'euros.

https://www.usinenouvelle.com/article/une-chaudiere-biomasse-pour-chapelle-darblay.N19274

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