Lucien Atencia

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Billet de blog 2 octobre 2024

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A l'Assemblée nationale.

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Hémicycle comble. Un nouveau premier ministre va enfin révéler ce qu’il dissimule depuis des semaines, aux citoyens, à la représentation nationale et jusqu’à ses ministres. De peur sans doute que ce soit à ses dépens.

La constitution en interdit l’accès au Président. Cela tombe bien, très attaché au respect des institutions dont il est le garant, en particulier à celui du suffrage universel et de la séparation des pouvoirs, il n’aura pas à feindre qu’il laisse Michel Barnier mener sa barque. Le locataire de l’Elysée est pourtant le seul à savoir vers quel port elle navigue.

Le très jeune ancien premier ministre, Gabriel Attal, dont les mauvaises langues disent qu’il a les dents qui rongent le parquet, ne pouvait pas manquer l’occasion. Dans un discours qui se voulait historique, il a annoncé la fin du clivage entre la majorité et l’opposition. Son mentor s’était contenté de prédire celle du clivage entre la droite et la gauche. On voit pour quel résultat.

Il avait aussi annoncé qu'il barrerait la route à l'extrême droite.

Il y avait un côté pathétique chez Gabriel Attal lorsqu’à la tribune de l’Assemblée nationale, il supplia le Parti socialiste de quitter le Nouveau Front Populaire, en écho à ses dissidents réunis en Occitanie avec une représentation communiste et Benoît Hamon !

 Que dire de Michel Barnier, triste vestige d’un passé révolu, qui ne nous apprit que le peu que nous savions déjà. Il n’eut que le courage de sermonner gentiment son prédécesseur et la doublure de Jordan Bardella, pour occuper ce centre que personne n’est parvenu à trouver.  Celui que François Bayrou tente vainement de vendre depuis des décennies.

 Quelle soupe indigeste, avec Emmanuel Macron aux fourneaux et Marine Le Pen, sûre d’elle et dominatrice, dans le rôle de la future présidente !

 Il ne manquait que Manuel Valls, trop occupé à instrumentaliser l’antisémitisme en compagnie de prétendus révolutionnaires.

Que tout cela pue.

Il n’est que temps pour les millions de victimes de leur politique au service du capital d’y mettre bon ordre.

Le mot est à la mode. Cela tombe bien. Mais le nôtre est républicain.

 A conquérir démocratiquement tous ensemble, pas à imposer.

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