Parmi tous ceux qui y circulent, un mensonge continue d'inonder les réseaux sociaux. La jeune chanteuse qui portait les couleurs d'Israël au concours de l'Eurovision aurait vu son intégrité physique menacée par des hordes fanatisées en furie.
Pourquoi ? Parce qu'elle est israélienne.
Plus c'est gros, plus cela risque de passer, encore davantage à notre époque dans laquelle distinguer le vrai du faux relève de l'exploit.
Pourtant les informations, leur nombre et leurs supports n'ont jamais été autant accessibles. Chercher l'erreur.
A aucun moment cette jeune chanteuse n’a été menacée, ni à Malmö ni ailleurs.
C’est Benyamin Netanyahou, le premier ministre israélien, qui a instrumentalisé le concours de l’Eurovision en le politisant à outrance.
"Bonne chance...Vous savez, vous avez déjà gagné. Non seulement vous participez fièrement et de manière admirable à l'Eurovision, mais vous affrontez avec succès une horrible vague d'antisémitisme." a déclaré le chef de l'Etat juif avant que ne débute la compétition.
Participer n'a été possible que parce qu'il a accepté, à la demande des organisateurs, de modifier le titre et les paroles d'une chanson provocatrice, entièrement tournée vers l'effroyable souvenir des massacres terroristes du 7 octobre, alors qu'à Rafah se développe une nouvelle offensive meurtrière, unanimement condamnée.
C'est dire combien l'inflexible premier ministre tenait à cette participation pour de toutes autres raisons que son amour pour la musique.
Les manifestants de Malmö le faisaient pacifiquement, comme partout dans le monde et dans les Universités.
Croit-on, s’il en était autrement, que le roi du Danemark, présent dans la ville suédoise, aurait pu y être filmé un drapeau palestinien à la main ?
Personne n’en veut à cette jeune chanteuse israélienne talentueuse. Personne n’en veut aux Israéliens.
Tous ceux qui manifestent le font parce qu’ils sont horrifiés de ce qui se déroule sous leurs yeux, quotidiennement.
De plus en plus d’organisations internationales indépendantes le qualifie de génocide. L’ONU, de nombreuses nations, parmi lesquelles la France, demandent que le massacre des innocents cesse.
Tous ont condamné les attentats terroristes du 7 octobre. Tous réclament la libération des otages détenus par le Hamas.
Le retour à la réalité des faits, à leurs causes peu à peu s’impose.
Biden, s’il veut être réélu, va devoir enfin passer aux actes et ne plus sans cesse menacer de les produire.
Les dirigeants israéliens croient pouvoir bénéficier d’une innocence perpétuelle que leur confèrerait le souvenir de la monstrueuse Shoah. Ils salissent la mémoire de toutes ses victimes.
STOP !