La crise des partis communistes.

Mais pourquoi tant de nos concitoyens ont-ils autant de préventions à l'encontre du communisme et des partis communistes ?

La question est très sérieuse et on ne peut pas la balayer d'un revers de main puisqu'ils tirent l'opinion qu'ils en ont de l'expérience qu'ils ont faite de ce qu'ont été les pays dits communistes ayant parait-il existé ou existants.

Telle que l'ont présentée sans complaisance les tenants du capitalisme, certes, mais aussi les partis communistes eux- mêmes. Si bien que dans leur esprit, nos concitoyens ont mis un signe d'égalité entre leur idée -négative- du communisme et ces partis.

Et cela a été porté à la puissance mille après l'effondrement de l'Union soviétique et la chute du mur de Berlin.

Or, adhérent du parti communiste français depuis 1968, je n'ignore pas qu'un gouffre sépare ce que sont ou ont été ce que l'on désigne comme des pays communistes, la réalité de ce que sont les partis communistes dans le monde et le processus d'émancipation humaine imaginé par Marx et Engels.

Au point que le réel, ce qui est sensible à nos concitoyens, fait le plus grand tort à l'autre voie qui devrait s'offrir comme une alternative à la domination du capital sur le travail, la vie des individus et des animaux, celle de la planète et de sa biodiversité.

La crise que connaissent les partis communistes est la conséquence de cela. Elle intervient alors que le capitalisme, dominant sans partage, met à nu toutes ses tares, mais aussi avec les capacités de développement qui sont les siennes et les contradictions qu'elles génèrent.

Marx et Engels proposent de s'appuyer sur celles qui poussent à l'en commun et de le faire ici et maintenant, pas dans un avenir idéal à jamais inaccessible et échappant à la maitrise des peuples qui s'engageraient dans sa construction. Avec le plein exercice de leur liberté et de leurs capacités à maitriser leur destin.

Le problème, c'est que ces deux conditions auxquelles ils sont viscéralement attachés entrent pour eux en contradiction  avec l'idée qu'ils se font du communisme, qu'ils n'ont pas inventée mais qu'ils tirent de leur expérience.

Il n'y aura bientôt plus que les partis dont la vocation est de donner envie de communisme pour ne pas s'en rendre compte.

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