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Billet de blog 17 septembre 2024

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Et la présidentielle ?

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Eric Coquerel vient de déclarer que Jean-Luc Mélenchon « est encore celui qui a le plus de possibilités de remporter l’élection présidentielle et qui a la meilleure vision de ce que devrait faire notre pays ».

Opinion fort respectable que je ne saurais lui reprocher, pas plus que je ne fais le reproche à mes camarades communistes d'estimer que ce devrait être Fabien Roussel.

Je me contente de rappeler combien je suis en désaccord avec cette façon de procéder.

Je ne cesse en effet de répéter que cette élection au suffrage universel, qui fait de ses vainqueurs des monarques, n’est pas le casting d’un navet de série B.

C’est par l’option du projet que selon moi il convient de l’aborder, pas par celle des meilleures candidatures.

 Son mode de scrutin, le morcellement et la faiblesse des partis politiques de gauche imposent le parti pris de l’union. D’abord sur le projet mais tout autant sur la candidature, au risque, qui n’a cessé de se vérifier, de ne pas atteindre le deuxième tour.

 Au risque d’en abandonner le privilège aux candidats de la bourgeoisie et de l’extrême droite. Au risque de voir cette dernière, cette fois, l’emporter.

 François Hollande vient de rappeler qu’il n’était pas partisan d’une candidature unique. Fabien Roussel, dans une déclaration publique avec Carole Delga, avait déjà affirmé la même chose.

 Leurs opinions sont respectables mais je considère qu’elles sont suicidaires.

C’est pourquoi je propose que pour le contenu du projet comme pour la candidature, on ne laisse surtout pas les partis politiques seuls en assumer la responsabilité. Sinon, on sait par avance ce qu’il adviendra de la recherche du projet de rupture le plus transformateur et rassembleur comme de celle de la candidature commune.

Les conditions doivent être créées de la participation, en amont du scrutin, du plus grand nombre possible de citoyennes et de citoyens qui ont à cœur de voir le Nouveau Front Populaire enfin l’emporter.

 Eux sont convaincus que l’unité sur un projet est un passage obligé. Ils l’ont montré en l'imposant après le tsunami des élections européennes. Ils n'ont pas eu à le regretter.

C’est une des responsabilités essentielles des partis politiques d’y contribuer.

 Une difficulté supplémentaire est créée par le coup de force d’Emmanuel Macron. Elle est double. D’une part, la priorité absolue est à sa riposte la plus large et unitaire possible et à l’opposition à la super-austérité, feuille de route du nouveau gouvernement. D’autre part, l’éventualité que le quinquennat n’aille pas à son terme gagne en crédibilité. Toute la classe politique n’a en tête que l’élection présidentielle.

 Si la riposte du NFP, dans ses composantes politiques, syndicales et associatives, renforce son unité, si pour cela le comportement de ses parlementaires, les décisions d’actions ont un caractère démocratique, alors ce sera bon pour l’élection présidentielle, quelle que soit sa date.

Pour ma part, comme je l’ai toujours fait, je soutiendrai tout ce qui va dans le sens des convictions que je viens de rappeler.

 J’espère que mon parti, le PCF, en sera le porteur.

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