La Chine, pays communiste ? Mon oeil !

Quand Fabien Roussel fait l’éloge du communisme chinois, c'est de la propagande anticommuniste qu'il diffuse.

Vouloir supplanter l’impérialisme nord-américain par un autre, ambition affichée par les dirigeants chinois, ne correspond absolument pas à ma conception du communisme. Mais mon point de vue n'a que peu d'importance.

Ce qui l'est beaucoup plus, c'est que cet objectif de domination soit partagé par des partis politiques dont la vocation devrait-être de donner envie de communisme. Or, c'est exactement le contraire qui se produit.

Quand Fabien Roussel fait l’éloge du communisme chinois, c'est de la propagande anticommuniste qu'il diffuse. Quand le télé-président fait le contraire mais en employant le même qualificatif, lui est dans son rôle.

Il n'est pas surprenant que dans ces conditions ces partis connaissent un déclin historique quand ils n'ont pas simplement disparu, comme en Italie. Tant qu'ils continueront à nier cette réalité, leur avenir sera derrière eux et se référer en permanence au passé des jours heureux n'y changera rien.

Rappelons qu'il fut une époque où les mêmes partis faisaient de l'URSS leur modèle. Ils dénonçaient alors les turpitudes du régime chinois. Depuis, celui de l'URSS s'est effondré, le capitalisme règne en maître sur la planète et les partis communistes recommencent avec la Chine ce qu'ils ont fait avec la Russie soviétique.

Nos concitoyens, qui ne sont pas masochistes, leur répondent : "Merci, très peu pour nous !".

A moins de considérer que ce sont eux qui se trompent, quand les partis communistes auront-ils le courage de rechercher les causes profondes de la crise d'identité qu'ils connaissent ?

Je pose la même question aux partis socialistes dont l'identité n'a que peu de rapport avec ce qu'incarne à mes yeux Jaurès. C'est la gauche tout entière qui en paie le prix et se retrouve incapable de jouer la gagne à la prochaine élection présidentielle, aucune autre formation n'ayant réussi à combler le vide sidéral laissé par la crise des partis qui ont incarné sa force et son attrait. Celui d'une gauche dans laquelle de moins en moins de progressistes se retrouvent.

Il y a urgence alors que le capitalisme n'offre plus comme seule perspective que celle du pire, jusqu'à menacer notre planète et sa biodiversité. Jamais le monde n'aura eu sans doute autant besoin de communisme, celui formalisé par Marx et Engels, pas de ses caricatures.

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.