A mon ami Patrick Le Hyaric, directeur de "L'Humanité".

Si le quotidien fondé par Jaurès continue de paraître, il le doit beaucoup à son directeur.

Il y a consacré ses jours et ses nuits, vivant dans la hantise permanente de ne pas être en mesure d’assurer la paie des journalistes et autres salariés. A la merci de décisions de justice, il a maintenu en vie un groupe de presse qui a choisi le camp des travailleurs, de leurs luttes et de leurs espoirs.

Le camp de la culture, de la science, celui d’un monde sans armes et sans guerres qui respecte la biodiversité de notre planète. Bref, une presse ouverte à la confrontation, soucieuse de favoriser toujours ce qui peut rassembler partout les damnés de la terre.

Son directeur y a laissé une part importante de sa santé et privé de sa présence ses proches et ses deux garçons qu’il adore.

Son refus de voir « l’Humanité » devenir une « Pravda » lui a valu bien des coups venus de son propre camp. Il part au moment qu’il a choisi, la tête haute, en proposant pour lui succéder celui dont il considère qu’il restera fidèle à la voie tracée. Courage et bonne chance à lui.

Merci Patrick.

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