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Billet de blog 27 nov. 2021

L'exigence démocratique.

Bref, nous sommes entrés dans une nouvelle ère géologique de l'humanité, avec un réchauffement climatique qui menace son existence.

Lucien Atencia
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 Que l'urgence soit de tenter de s'opposer à la progression du réchauffement climatique ne sauraif faire de doute. Urgence extrême puisque aujourd'hui les conséquences dramatiques de ce réchauffement sont déjà là.

Incendies, inondations, catastrophes naturelles, déplacements de populations, modifications du relief se multiplient avec une force, une rapidité et une constance jusqu'ici inconnues.

La production de CO2, essentiellement due aux activités humaines, son installation dans l'athmosphère en couches accumulées depuis très longtemps et qui se poursuit, la place qu'y prennent les énergies fossiles, en sont la cause, parfaitement identifiée de nos jours.

Nous ne sommes plus à l'époque où un savant, de renommée internationale, Claude Allègre, ministre de l'Education nationale d'un gouvernement de gauche, pouvait se permettre de nier ce qui est devenu incontestable grâce aux recherches scientifiques.

Elles nous disent même, ce qui est moins connu, que la couche de CO2 accumulée est si importante que nous ne pourrons jamais revenir à la situation antérieure et que notre ambition doit se limiter à freiner le phénomène, ce que nous ne parvenons pas à faire pour l'instant.

Bref, nous sommes entrés dans une nouvelle ère géologique de l'humanité, avec un réchauffement climatique qui menace son existence.

Les armes nucléaires, leur utilisation dans l'espace aussi. La démographie comme la baisse de la natalité, dominées par les lois implacables de l'accumulation du capital, le vieillissement des populations, l'apparition de nouveaux virus, conséquence aussi des activités humaines, peuvent également revêtir des formes destructrices d'humanité.

C'est dire l'urgence, l'actualité aussi d'un changement radical de l'organisation de la vie en société. Pour moi, ce processus transformateur se nomme "communisme", d'autres le nomment autrement et nous devons avoir l'honnêteté de dire que depuis des années, des femmes, des hommes, que nous n'avons pas entendus, n'ont cessé de tirer la sonnette d'alarme, qui n'étaient pas communistes.

Mais aussi un certain Karl Marx qui lui l'était. Même les partis communistes n'ont pas pris en compte ce qu'il avait écrit sur le sujet.

Ainsi, le parti communiste français n'a pas attendu l'urgence de combattre le réchauffement climatique pour être partisan de l'énergie nucléaire civile. Y associer ce choix aujourd'hui n'est donc pas intellectuellement très honnête.

Face à l'ampleur des questions qui nous sont posées, de caractère civilisationnel, nous devons, les uns et les autres, élever la qualité de nos confrontations d'idées.

Or, de confrontation réelle, il n'y en a pas et c'est un télé-président qui, à intervalles réguliers, vient nous dire à la télévision ce qu'il a décidé sur ce sujet vital comme sur les autres.

Comme si on pouvait combattre efficacement le réchauffement sans que les peuples, informés et conscients, soient de la partie. Je dis bien les peuples car comme pour combattre une pandémie, nous sommes dans l'obligation absolue de permettre à ceux vivant dans des pays moins développés que les nôtres de pouvoir lutter avec nous et d'avoir droit au bonheur.

Du communisme, bien réel celui là.

J'ai par ailleurs, sur ce blog, développé mes positions sur les sources d'énergies. Chacun peut les y retrouver et constater qu'on ne peut les rattacher à ce jour à aucun des candidats déclarés à la prochaine élection présidentielle. Il en est de même dans bien d'autres domaines.

Je me limiterai donc ici à ce qui est la grande absente : l'exigence démocratique planétaire.

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