Lucien Atencia

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Billet de blog 28 août 2021

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Ce n'était pas l'opinion du regretté Professeur Axel Kahn.

Il faut que cela change et vous devez y contribuer Monsieur le Professeur.

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Le professeur Martin Blachier, épidémiologiste, sur LCI, vient de déclarer que le président Macron "avait sauvé des dizaines de milliers de vies". Ce n'était pas l'opinion du regretté professeur Axel Kahn. Alors qu’il savait sa mort proche et l’affrontait avec un courage qui impose le respect, il n’a cessé de dénoncer « le pari » de janvier du télé-président, contre l’avis du conseil scientifique.

Il lui a imputé de nombreux décès dus au Covid comme l’a fait une étude publiée dans le Monde. Jusqu’à son dernier souffle, comme Président de la Ligue nationale contre le cancer, il a souligné que de nombreux malades sont décédés de n’avoir pu être soignés ou diagnostiqués quand les hôpitaux étaient au bord de l’implosion.

Pour ma part, simple citoyen, je vous dis, très respectueusement Monsieur le Professeur Blaquier, que mes félicitations et mon infinie reconnaissance vont aux personnels soignants de toutes catégories et à tous ces salariés des autres secteurs, souvent « derniers de cordée », qui ont permis au pays de tenir le choc. Beaucoup vivent dans mon département, la Seine-Saint-Denis, ou d’autres banlieues. Je n’oublierai pas que le 93 fut pendant de longs mois, le moins vacciné de France. Pour moi, Monsieur le Professeur, le mot que je retiendrai de cette épidémie, c’est celui de « pénurie », pénurie de tout. Et encore aujourd’hui hui, en cette rentrée scolaire, pénurie de purificateurs d’air dans les écoles. Ce mot, que toute la France a en tête, Emmanuel Macron ne le prononce jamais. Ses ministres non plus qui l’ont exclu de leur vocabulaire, lui préférant celui, plus présentable de « tension ».

A ma réprobation, permettez- moi, Monsieur le professeur, d’associer tous les gouvernements qui se sont succédés depuis des dizaines d’années et qui ont laissé le pays dans l’état où il est, c’est à dire une des plus grandes puissances capitalistes qui, bien trop souvent, dans des domaines aussi vitaux pour nos concitoyens que la santé, l’éducation ou la production industrielle, se retrouve au niveau de pays en voie de développement. Qu’il nous a manqué des vaccins que la France, le pays de Pasteur, a été incapable d’inventer et de produire, tandis que les grands laboratoires pharmaceutiques s’en mettaient plein les poches.

Il faut que cela change et vous devez y contribuer Monsieur le Professeur. Nous avons besoin de vous et de tous vos confrères pour y parvenir. On ne peut plus tolérer ces longs mois d’attente pour que le ministère de la Santé se décide enfin à mener campagne pour la vaccination à la télévision. Il est vrai que pendant ces longs mois, il manquait l’essentiel : les doses de vaccins qui aujourd’hui encore font cruellement défaut dans de nombreux pays, victimes de la loi d’airain du marché capitaliste et de sa « concurrence libre et non faussée ». Cette loi qui inspire ce président qui décide de tout et doit donc accepter d’en assumer la responsabilité. Cette loi qui malheureusement domine le monde entier, sans exception, et en est arrivée à menacer jusqu'à notre planète et sa biodiversité.

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