Défiscalisation.

L'ascenseur chargé du social, lui, est en panne.

Les terrasses, les bars, les restaurants, bien plus que les théâtres et les cinémas, sont devenus des lieux mythiques pendant la pandémie.

Aujourd’hui, ils manquent de personnel.

Le travail y est dur et très mal rémunéré. Qu’à cela ne tienne, le génial télé-président a trouvé la parade…pour ne pas augmenter les salaires. Devoir le faire, rien que d’y penser lui donne des boutons.

La défiscalisation des pourboires, pour celles et ceux qui peuvent en recevoir, va redonner toute leur attractivité à ces professions. Comme la suppression des cotisations patronales qui vide le budget des pensions de retraites et celui de la sécurité sociale, cette défiscalisation fait le buzz dans les médias.

Dans la confrontation capital-travail, au premier, elle ne coûte rien, au second elle n’apporte rien ou pas grand-chose.

Ceux qui trouvent exagéré de qualifier Emmanuel Macron de « président des riches », pourront méditer sur ce nouveau tour de force. Il n’est qu’un renvoi d’ascenseur vers ceux qui ont contribué à la promotion de celui qui décide de tout, jusqu’aux pourboires des serveurs.

 Dans ce monde capitaliste là, on renvoie toujours l’ascenseur, sous peine d’être abandonné.

Celui en charge du social, lui, est en panne.

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