De longue date, des juristes, des partis de la Nupes dénoncent la Cour de justice de la République comme étant une juridiction d’exception.
Leurs réactions à la relaxe du ministre de la Justice ne sont donc pas de circonstance.
Que les médias, pour la plupart, y voient la preuve que l’opinion publique se trompe en n'y voyant que de petits arrangements entre copains est dans l'ordre des choses.
A signaler l’interview du Garde des Sceaux dans le 20 heures de France 2.
Lui, après avoir ostensiblement levé les yeux au ciel à la sortie du tribunal, est pressé maintenant de tourner la page face à Anne-Sophie Lapix, scrupuleuse et professionnelle au point de nous apparaître bien téméraire !
Comme on le comprend.
Nathalie Saint-Cricq, très bien informée, avait anticipé la décision et préparé les téléspectateurs à l'accepter. Sur France 5, toujours sur le service public, la plupart des participants de l'émission "C dans l'air" se sont évertués à la justifier.
Notre République en est là, avec une extrême droite incarnant la pensée unique et une journaliste d'exception parce que ne faisant rien d'autre que de relever le paradoxe d’un tribunal qui reconnaît qu’une faute a été commise par un auteur pas assez compétent pour s’en rendre compte.
Que fait-il à la tête du ministère de la Justice ?
Il défend les intérêts d’Emmanuel Macron qui s’est empressé de le remercier, au sens de le féliciter.
Quel cynisme !
Mme Le Pen applaudit.
Allez donc savoir pourquoi.