Lucien Atencia

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Billet de blog 31 mars 2022

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Pas le choix d'un homme, celui de convictions.

Tout ça pour finir avec Anne Hidalgo et son parti à la peine pour dépasser Jean Lassalle, Fabien Roussel et Yannick Jadot d’atteindre les 5% et l'extrême droite au top niveau.

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Évidemment, en retrouvant les mêmes au deuxième tour, en étant dans l’obligation de revoter pour le sortant dont le Parti communiste et son candidat disent à juste titre qu’il est le président des riches et le fondé de pouvoir du capital, le changement serait considérable, révolutionnaire même !

Nous aurions le plaisir de retrouver au centre de la vie politique, au moins pendant cinq ans, une extrême droite raciste, xénophobe et antisémite renforcée.

Avec, cette fois, le déshonneur, pour toute la gauche et l'écologie, d’y avoir contribué alors qu’il était possible de faire autrement. Son peuple, n'aurait pas retrouvé sa représentation politique et ne manquerait pas de faire savoir aux partis qu'il jugerait en être responsables ce qu'il en pense.

Il peut y avoir de la colère car de gros risques ont été pris à s'opposer à une aspiration majoritaire chez les progressistes de pouvoir éliminer la sinistre Le Pen dès le premier tour et donc de ne pas avoir à revoter Macron et sa retraite à 65 ans au deuxième.

Tout ça pour finir avec Anne Hidalgo et son parti à la peine pour dépasser Jean Lassalle, Fabien Roussel et Yannick Jadot d’atteindre les 5% et l'extrême droite au top niveau. 

Et l'on nous parle de reconstruire la gauche avec, comme point de départ, des bases aussi friables, qui ne sont que la reproduction de ce qui l'a conduite à l'état de déliquescence dans lequel elle se trouve.

Il y a fort à craindre que les électrices et électeurs de ce camp-là expriment dès les prochaines élections législatives ce qu'ils ont sur le coeur.

Des dirigeants du Parti communiste, dans son organisme de direction et le respect de ses règles de vie, il y a peu, ont proposé que leur parti, son candidat s'adressent largement aux organisations et candidats progressistes afin d''examiner comment, ensemble, atteindre un objectif qui devrait leur être commun à tous : éliminer l'extrême droite dès le premier tour.

Cette chance de renouer avec les hommes et les femmes qui partagent cette ambition, constitutive de notre identité depuis toujours, n'a pas été saisie. Il n’en a même pas été discuté. Mais avec qui espère-t-on reconstruire l'avenir du monde du travail et de la création ?

Telle est l’aboutissement d’une ambition communiste, celle-là partagée par le PS et les Verts, réduite à une chasse à l’homme qui, en 2012 et 2017, fut le candidat du PCF à l’élection présidentielle, aujourd'hui accusé de tous les péchés de la terre. 

Les électrices et les électeurs auront la parole le 10 avril prochain.

Ils auront le choix entre un bulletin qui dit "Stop !" et un autre "Encore".

Pas le choix d'un homme.

Le choix de convictions.

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