Historique : comment en est-on venu à imposer tant de vaccinations

Mondialisation de la santé

Pour montrer comment on en est arrivé à multiplier les vaccinations infantiles et à chercher à les imposer pour l’instant, après les pays pauvres, à tous les pays d’Europe (mais certains résistent : la Suède, l’Allemagne parmi d’autres), il faut remonter le temps :
1/ 2014 : le GHSA
A l’initiative des Etats-Unis, un programme sanitaire mondial est lancé en février 2014, c’est le GHSA (Global Health Security Agenda). Il reconnaît la nécessité essentielle d'une approche multilatérale et multisectorielle pour renforcer à la fois la capacité mondiale et la capacité des nations à prévenir, détecter et répondre aux menaces liées aux maladies infectieuses, qu'elles soient naturelles, délibérées ou accidentelles. D’abord 39 pays sont concernés, puis 50. Pas la Russie. En plus des Etats, les partenaires consultatifs comprennent l'OMS, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et l' Organisation mondiale de la santé animale (OIE), Interpol, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), le Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNISDR) et l' Union européenne.Ce partenariat est dirigé et soutenu par un groupe directeur GHSA composé de 10 pays membres. La présidence de ce groupe directeur est assurée par une nation différente chaque année. Le G7 a approuvé le GHSA en juin 2014. Le CDC (Center for Disease Control), agence du gouvernement américain, est le conseiller scientifique du GHSA. Plan quinquennal 2014-2019 pour un nouvel ordre sanitaire mondial. Une seule santé pour tous. Le GHSA comprend 11 secteurs dont un pour les vaccins. Le plan d’action n°4 vise comme objectif à 5 ans l’immunisation de la population mondiale. Il concerne aussi la santé animale. Nous sommes dans la logique de la planification. Personne ne doit y échapper.
2/ 2012 : le GAVP
Le GAVP, Global Action Vaccine Plan, s’est réuni en 2012 mais les discussions avaient commencé en 2011 lors du discours de Bill Gates devant l’OMS : « J’ai une vision pour la décennie qui vient ». Il l’avait déjà annoncé en 2010 à Davos. Il s’agit d’un plan mondial afin d’éradiquer la polio et les maladies infantiles (rougeole, oreillons, rubéole etc) et de sauver les enfants par les vaccins. Il n’est pas question d’autres moyens pour assurer leur santé. 9 recommandations sont retenues pour atteindre les cibles dont celle d’imposer l’obligation pour tous. Le GAVI qu’il a créé en 1999 a changé de statut. Il est devenu le GAVP..
Mais bien avant :
3/ 2001 : le GHSI
L' Initiative mondiale pour la sécurité sanitaire de la santé, Global Health Security Initiative (GHSI) a été créée en novembre 2001, sous la direction de l'ancien ministère américain de la Santé et des Services sociaux (HHS). En tant que membre de l'Initiative mondiale pour la sécurité sanitaire de la santé (GHSI), la Commission européenne a travaillé en étroite collaboration avec l'OMS et les États "G7 +" (États-Unis, Canada, Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie, Japon et Mexique) dans le but de créer une stratégie mondiale unique, efficace et bien organisée pour la préparation et les réponses aux menaces potentielles pour la santé. L'Organisation mondiale de la santé est impliquée en tant que conseiller technique.
La Commission a accueilli une réunion ministérielle spéciale du GHSI sur la pandémie H1N1 à Bruxelles en septembre 2009. Elle a géré la pandémie. Il a été convenu de coopérer davantage sur les questions de pandémie afin d’agir dans la cohérence. Ainsi le GHSI s’active automatiquement en cas de pandémie.

D’où viennent les financements ?
L’IFFIm
L’IFFIm, international Finance Facility For Immunisation est une institution financière, créée à l’initiative du ministre britannique des finances Gordon Brown en novembre 2006 pour soutenir les programmes de vaccination des enfants dans les pays pauvres. L’IFFIm, soutenue au départ par 6 pays européens, envisageait de vacciner 500 millions d’enfants supplémentaires d’ici 2015. Les ressources collectées sont utilisées par le GAVI, un partenaire public-privé qui fournit des fonds pour acheter et délivrer des vaccins et renforcer les services de santé dans les pays pauvres. L’IFFIm utilise les promesses des gouvernements donateurs de vendre des obligations – les Vaccine Bonds – sur les marchés des capitaux en mettant immédiatement des fonds à disposition des programmes GAVI. Ces obligations sont cotées AAA/Aaa, donc excellentes. Les participations affluent. C’est un très bon investissement. Le marché des vaccins croît de 15 à 25% ou plus par an. Les journaux d’information boursière recommandent l’achat de ces titres. La firme de conseil en soins de santé HLSP a publié une évaluation indépendante de l'IFFIm en juillet 2011 qui a fortement recommandé son modèle financier et ses résultats en matière de soins de santé. Le rapport a noté que les investissements financés par IFFIm génèrent des «rendements extrêmement bons ».De plus, l’ IFFIm a aidé GAVI à financer des vaccins innovants rapidement et en toute sécurité. L’ IFFIm a financé plus de 90% du paiement garanti à l'UNICEF pour les doses initiales d'un vaccin pentavalent qui immunise contre cinq maladies infectieuses: la diphtérie , le tétanos , la coqueluche , haemophilus influenzae de type B (Hib) et l'hépatite B . GAVI n'aurait pas pu faire cet engagement et son paiement en espèces sans IFFIm.

A chercher sur Google ou autre moteur de recherche :
Nord - Sud: cobayes, corruption, humanitaire... : Pharmacritique
pharmacritique.20minutes-blogs.fr/nord_-_sud_cobayes_corruption..._/
Par le Dr Cesar Eduardo Wong Alcazar médecine humanitaire, dérives, santé publique pays pauvres, ong humanitaire, éthique, santé publique profit *. En temps de crise économique, si vous hésitez dans quel domaine investir afin d'assurer votre avenir, tournez-vous dans un secteur épargné par la crise, un bon business ...C’est dans ce secteur que Philippe Douste-Blazy s’est reconverti après la catastrophe sanitaire de la vaccination hépatite B. Il a même postulé la présidence de l’OMS… Lisez ce que dit Alison Katz de l’OMS dont elle a démissionné.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.