...."Y compris si nos otages y perdent la vie" ...

 

« A-t-on mis sur pied cette opération trop vite? A lire le blog Secret Défense, on peut se le « demander: "une opération spéciale, techniquement et tactiquement complexe, a été montée « en moins d'une douzaine d'heures en mobilisant les moyens militaires présents dans la « région." Certes, la France dispose de moyens militaires importants dans la région, mais n'a-« t-on pas été trop vite? "On ne le saura probablement jamais" estime Laurent Marchand, « spécialiste des questions internationales à Ouest-France. »

 

N'a-ton pas été trop vite ? La question que pose Louis Marchand est présente dans tous les esprits, au moins dans ceux qui ont encore des neurones qui fonctionnent indépendamment des affirmations politiques consensuels.

 

Certes médiatiquementetpolitiquement c’est une opération réussie, si l’on adhère sans réfléchir à l’approbationque les personnalités politiques de droite, du centre, et de l’opposition de gauche ont réservé à l’opération franco-nigériennemilitaire décidéepar le Président de la République, Chef des armées, et Alain Juppé, ministre de la Défense.

 

Pour l’armée aussi c’est une opération réussiepuisqueune source militaire autorisée explique : "L'opération d'enlèvement des otages a échoué, et il faut le dire. Le risque de mort des otages a toujours été pris en compte. Mais le message qui a été envoyé aux ravisseurs était clair, fort, délibéré et voulu comme tel. Ça suffit ! Nous disons aux ravisseurs : nous vous pourchasserons et nous vous détruirons, y compris si nos otages y perdent la vie. Je suis bien sûr navré pour ces morts de deux compatriotes. Mais je le dis : c'est une opération réussie."

 

Approuver une décision c’est aussi approuver les risques des opérations militaires et leur dramatiques résultats, dont l’une vient de coûter la vie à deux jeunes civils françaishumanistes, l’armée ajoute à l’adresse des terroristes« nous vous pourchasserons et nous vous détruiront, y compris si nos otages y perdent la vie. »

 

Pour les jeunes et les moins jeunes le message est clair, si vous êtes pris en otages par des terroristes vous devez être conscients que votre vie risque de se terminer dramatiquement sur le terrain dans des affrontements militaires.

 

Partout où sont implantés des sociétés françaises au Sahel ou ailleurs, et où s’implantent aussi des ONG à but humanitaire,vous devez être conscients , chers compatriotes expatriés,au vu de ces décisions etapprobations politiques et déterminations militaires, que vous risquez tous votre vie et que vous vous trouver en risques et dangers permanent de la perdre, en acceptant ou en décidant d’être expatriés que vous soyez, cadres, salariés, époux ou épouses , enfants de cadres et salariés, ou membres bénévoles d’ONG.

 

En France et dans les pays occidentaux on éduque les populations depuis des décennies à se montrer plein de compassion pour les populations des pays dans lesquels nous sommes implantés ou non, nous et nos enfants nous sommes régulièrement culpabilisés d’être dans une relative aisance alors que d’autres adultes et enfants, habitants autochtonesdans ces pays plus ou moins lointains des nôtres manquent de tout, on nous informe qu’ils n’ont pas de protection sociale, qu’ils sont privés de liberté, qu’ils n’ont pasd’école, pas de soins sanitaires, pas de nourriture, et subissentaussi bien souvent des mauvais traitements, notammentque desfemmes et des enfants sont battus pour des raisons obscures religieuses ou traditionnelles, qui resterait insensibles face à ces souffrances et douleurs ?

 

Par ailleurs on incite nos jeunes à découvrir le monde et à secourir les misères du monde, pour peu que nos jeunes soient généreux, charitables et aussi aventureux,ils se déterminent à partir pour se rendre utiles,les ONG les accueillent comme bénévoles une façon toute à fait humaniste de partir à l’étranger.

 

 

Les jeunes quand ils s’engagent dans cette voie avec toute la fougue de leur jeunesse, convaincus de faire une œuvre utile, humaniste, n’ont pas présente à l’esprit la violenceterroriste qui peut se déchaîner contre eux, à leurs âges tout le monde est beau, tout le monde est gentil, et confiants, pleins d’espoir, le cœur remplis d’enthousiasme, ils partent à l’aventure cautionnés par l’opinion publique qui dans leur action voit l’accomplissement de notre éducation occidentale qui les dirige vers le bien en oubliant que nos appétits financiers et de confort les mettent en danger.

 

Des adultes et desretraités généreux aussi,libres de leur temps, comme feuMichel Germaneause dévouentà franchir le pas pour aller à l’étranger porter secours à des populations en détresse économique et morale

 

Les dirigeants et les politiques quis’approuvent entre eux et qui s’apprête dans un consensus général à engager des opérations militaires « y compris si nos otages y perdent vie » devraient à mon sens légiférer pour que les ONG,qui sont indispensables pour créer un environnement humanitaire dans ces pays ou sont implantés nos groupes industriels et commerciaux,soientclaires dans leurs objectifs et rendent compte de leur action réelle sur le terrainet aussi pour vérifier la personnalité et la capacitédes bénévoles , on ne s’improvise pas du jour au lendemain « sauveteurs de l’humanité » quelles que soient les intentions louables qui les animent, il faut avoir une formation solide, un caractère bien trempé, et surtout être informés des dangers.

 

Nos deux jeunes avaient une formation bien solide, un caractère bien trempés, mais ils n’avaient pas conscience des dangers. L’un d’entre eux devait se marier avec une Jeune Nigérienne, c'est tout à son honneur, c’est peut-être l’un des motifsde ce drame,les terroristes islamistes ne sont pas favorables aux unions mixtes, il faut bien avoir conscience que tout dans ces pays est pources barbares terroristes un prétexte pour faire régner la terreur.

 

Ici même en France des jeunes filles sont martyrisées et séquestrées par leurs familles sous des prétextes fallacieux, prétendus religieux ou traditionnels , quand elles veulent vivre librement à l’occidentale, le danger est partout.

 

Nous vivons dans une époque prédatrice ou même la liberté et l’amour sont condamnés et quels dirigeants et politiques seront assez puissants pour rétablir dans le monde, ici et ailleurs,des mœurs humaines, quand des impératifs financiers, commerciaux et autres, idéologiques même parfois, obligent des bans de populations et des individus à se déplacer d’un continent à l’autre ?

 

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