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Billet de blog 21 janvier 2017

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Les médecins

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ET bien, en voilà un caste qui aurait besoin de rééducation et de réorganisation !

Dans leur petit (pas très petit) pré carré, ils organisent jusqu'aux études, et ont un système de controle interne, "entre soi" absolument inadmissible !

Ce matin, j'entends un médecin qui prétend pratiquer le tiers payant avec les pauvres... lui peut-être, mais mon médecin, qui découpe ses journées en tranche de 15 mn (tout ce qu'il peut accorder, jusqu'à arrêter un soin en plein milieu), ne le pratique pas avec les bénéficiaires du minimum vieillesse, je peux en témoigner.

La formation des médecins s'est privatisée de plus en pus (je laisse la faute) !

Lorsque j'ai été hospitalisée, j'ai eu l'occasion de discuter avec une interne. Je lui ai demandé si les prépas privées payantes existaient toujours. Elle, elle n'était pas "riche" (moyenne bourgeoisie, genre fille d'enseignant supérieur je pense), et elle n'avait pu se payer que certaines sections de ces prépas !! Elle se vivait comme "pauvre", évidemment en comparaison de l'élite bourrée de pognon qui écume les bonnes formations et les bonnes places... fils de... ça marche assez bien.

Comment voulez-vous trouver dans ce tas des médecins qui aient envie de se dévouer à une clientèle pauvre, à qui on ne peut faire payer de suppléments ? Ils sont conditionnés dès l'enfance à "faire partie" des biens habillés, des "parlant bien", des "cultivés" et se vivent comme une élite, aux dons héréditaires !!!  Pour maintenir leur rang, et celui de leurs enfants (je me souviens de mon médecin pleurant sur le prix des chambres à Paris pour son étudiante de fille), il leur faut du fric, du flouze. Ils économisent sur le prix d'une secrétaire, et refusent de faire la "paprasserie" indigne de leurs "dons".

Ah, j'oubliais, quand un pauvre arrive à faire quand même ses études, s'il veut être généraliste, il doit s'acheter à crédit un cabinet. Ce qui le rend évidemment très chatouilleux au niveau des sous, je pense, et de la "rentabilité" de son cabinet !

Bon, d'accord, c'est pas tous les médecins... mais tous étaient frappés !

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