Il me semble que, lorsque les "femmes libérées" s'offusquent de ces réunions prévues uniquement entre femmes noires, elles négligent une chose qu'elle voudrait bien oublier : elles (nous) sommes dans le camp des oppresseurs. Oui, c'est triste, mais c'est ainsi, et nous avons beaucoup plus de chance de recevoir une réponse à une demande d'emploi, d'obtenir un logement bien placé et pas trop cher, d'accéder à des études supérieures.
Oui, ça vexe, ça rend nerveuse : comment ? au nom de ma peau blanche je serais interdite de réunion ?
Prenons le au moins comme une occasion de vivre, à très petite échelle et sans conséquences dramatiques, ce qui est finalement, bien faiblard, une occasion de vivre l'exclusion.
Ah puis tiens : du temps du syndicalisme florissant, pensez vous que les ouvriers auraient toléré que les patrons assistent à leur réunion, au nom de la liberté d'expression ou autre prétexte ?
Echapper au regard "objectif" (sois-disant) des historico-ethno-suprérioro- universitaristes... quel bonheur !
Echapper aux discussions oiseuses, et s'organiser pour passer à l'action... quel bonheur !
Peut-être qu'en écrivant ce petit billet, je m'en mèle encore trop.
Bon combat mesdames et demoiselles ! courage !