Mali : 12 civils, dont 3 enfants, tués dans un raid français

Un raid français au Mali a coûté la vie à 12 civils, dont trois enfants âgés de moins 11 ans. Quinze autres Maliens y ont été blessés.

Un raid français au Mali a coûté la vie à 12 civils, dont trois enfants âgés de moins 11 ans. Quinze autres Maliens y ont été blessés.
Un hélicoptère d’assaut français a bombardé la ville de Konna, dans la région de Mopti au centre du Mali, tuant douze civils et blessant quinze, rapporte le quotidien britannique


The Independent dans son édition de lundi 28 janvier. Parmi les victimes figuraient trois enfants âgés de moins de 11 ans, ajoute le quotidien. 

Dans un article intitulé "Révélations : comment un raid français a tué 12 civils maliens", The Independent révèle que la "bavure" aurait eu lieu il y a deux semaines au moment où les forces françaises essayaient de chasser les extrémistes qui avaient pris la ville. Les faits n’ont été rapportés que ce week-end, après la reprise de la ville par les troupes françaises et maliennes. Depuis, la ville de Konna est accessible à la presse.

"C'est lors de cet assaut que le pilote d'hélicoptère français Damien Boiteux aurait également été tué. A ce jour, c'est le seul soldat français mort dans l'opération Serval", souligne le journal.

Un conflit mystérieux

Depuis l'intervention française dans le pays, les médias ont la plus grande difficulté à s'approcher des zones d'affrontement. Seuls ceux embarqués à bord des blindés français ont pu suivre en partie le déroulement de l'offensive.


A titre d'exemple, l'attaque de la ville konna par la milice Ansar Dine (les partisans de la religion ) le 9 janvier avait déclenché l'intervention française. Elle a été reprise vendredi 18 janvier, par les forces spéciales françaises, une victoire qui a symbolisé le début de l'offensive. Une fois encore loin des regards. Car ce n'est que samedi 19 janvier que les journalistes internationaux ont pu s'y rendre, bien encadrés.

"On ne peut pas tout dire. On ne peut pas tout montrer. Pour Konna, c'est la visite guidée", avait ainsi expliqué un officier pour le moins honnête.

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