Entretien avec le responsable de la résistance pour la province de Badghis, Hajj Maulavi Hayatullah
Courte biographie de Maulavi Hayatullah :
Hadj Maulavi Hayatullah al-Akbar est né il y a 31 ans dans une famille religieuse dans le village de Jawi Kanj dans le district de Balamar Ghab province de Badghis. Il s’est appliqué à l’étude de la Shari’a à un âge précoce, en complément de ses études primaires dans son village. Plus tard, il s’est rendu à Badghis pour ses études supérieures, et de là il est allé à Herat, le berceau de l’apprentissage. Le cheikh a complété ses études de la Shari’a et a reçu, il y a quelque temps, le turban d’excellence.
Il a offert des services djihadiste significatifs dans différentes provinces d’Afghanistan et a été nommé il y a peu par la direction Émirat islamique, fonctionnaire général et responsable de la province de Badghis, où il a continué sa direction des moudjahidines avec toute sa diligence et sa sincérité. Nous supplions Dieu Tout-Puissant d’accepter de lui et ses frères moudjahidines leur djihad pour sa cause. Al-Somood le magazine a réalisé avec lui cet entretien dont nous vous invitons à la lecture.
Al-Somood : Pour commencer, nous voudrions vous demander de fournir à nos lecteurs un résumé de la situation du Jihad et des moudjahidin dans la province de Badghis.
Maulavi Hayatullah : Louange à Allah, Prières sur Son noble Messager. Je cherche refuge auprès d’Allah contre satan le maudit. Le Tout-Puissant dit :
( والذين جاهدوا فينا لنهدينهم سبلنا وإن الله لمع المحسنين )
«Et quant à ceux qui luttent pour Notre cause, Nous les guiderons certes sur Nos sentiers, Dieu est en vérité avec les bienfaisants. » [Al-Ankabut : 69].
Par la grâce d’Allah Tout-Puissant, les moudjahidîns poursuivent leur djihad contre l’ennemi sur tous les fronts de la province de Badghis avec un moral élevé et une grande combativité. Ils contrôlent la plupart de la région de cette province. Quant à l’ennemi des Croisés et leurs laquais traîtres ou mercenaires, ils vivent dans un état d’impuissance, et subissent des pertes en hommes et en matériel tous les jours. L’ennemi est ici en difficulté sous les attaques des moudjahidîns et a perdu toute capacité à les confronter. Ils vivent sur la défensive et ont perdu toute initiative. La raison de la victoire des moudjahidîns, après le soutien d’Allah Tout-Puissant, est la complète coopération qu’ils reçoivent du peuple croyant. Les gens ici soutiennent toujours les moudjahidîns avec leurs personnes et leurs richesses. Ils font de grands sacrifices pour participer à la Lutte contre les agresseurs. Je vous le dis en toute confiance, vous ne trouverez pas une personne dans la province de Badghis pour offrir une aide aux marionnettes de l’administration (de Karzaï) à Kaboul, ou avoir une quelconque confiance dans les agresseurs. Ceci même en dépit d’une grande guerre médiatique menée par l’ennemi et ses agents pour gagner l’opinion publique.
Al-Somood : Ce serait super si vous nous racontiez certaines des opérations des moudjahidîns récemment menées contre l’ennemi dans lesquelles des pertes ont été infligées.
Maulavi Hayatullah : Les tranchées du Jihad dans la province de Badghis, par la grâce d’Allah Tout-Puissant, ont été source de fièvre pour les occupants et leurs agents ces neuf dernières années. Comme pour les opérations récentes, je vais vous mentionner quelques-unes des opérations des moudjahidîns menées au cours des 10 derniers jours. Au cours des dix derniers jours, les moudjahidîns ont mené des opérations avec succès dans différents districts de la province de Badghis. Par exemple, les moudjahidîns ont attaqué une patrouille allié aux occupants dans le district de Balmar Ghab dans le domaine des Jawi Kanj. L’attaque s’est soldée par 16 soldats serviles morts ou blessés, en plus de la destruction complète d’une réserve de l’occupant.
Une autre bataille s’est produite dans le district de Moqur entre les moudjahidîns et l’ennemi. Les moudjahidîns ont détruit un char et deux transports de troupes de type Ranger grâce à des tir RPG. En outre, d’autres bases ennemies ont attaqué dans le district de Darah Bum, infligeant de nombreuses pertes. Autre incident important dont ont bénéficié les moudjahidîns : 21 personnes armées par l’ennemi ont rejoint les moudjahidîns, dont trois de leurs commandants avec toutes leurs armes et équipements. Les moudjahidîns les ont reçus chaleureusement et respectueusement.
Al-Somood : Comme vous le mentionnez, l’ennemi est face à une défaite sur tous les fronts. Ils essaient de récupérer ces défaites en achetant la conscience de certains notables et de créer des milices locales. Des programmes pour créer des milices locales ont également été menées dans la province de Badghis, comment est-ce possible ? et ont-ils réussi ?
Maulavi Hayatullah : Comme je vous l’ai mentionné précédemment, le peuple de Badghis reste fidèlement debout à côté des moudjahidîns, et combattent l’ennemi épaule contre épaule avec les moudjahidîns. Par conséquent le schéma de création de milices locales n’a pas réussi, malgré une large publicité. Quant à ceux qui peuvent avoir glissé en raison de la propagande ennemie, vous comprenez la situation : ils ont rompu leurs liens pour ce gouvernement esclave. Il n’y a aucun doute, il y a bien des gens qui restent à travailler pour les milices. Mais ces personnes sont peu nombreuses et n’ont pas d’identité collective. La polpulation en général, est en harmonie et en coopération avec les moudjahidîns. Rien n’a eu lieu récemment pouvant perturber la sérénité qui existe entre les résidents de la province et les moudjahidîns, parce que les gens ne tiennent pas compte et ne sont pas dupés par la propagande de l’ennemi.
Al-Somood : Quelles sont les zones contrôlées par les moudjahidîns et dans quels domaines ont-ils une présence définie ?
Maulavi Hayatullah : Le contrôle moudjahidîn est de 80% du territoire de la province de Badghis. Si nous comparer ces zones, nous dirions que le contrôle du gouvernement laquais dans la capitale est limitée au centre du marché seulement. Quant à la périphérie de la ville, les moudjahidîn sont nettement présents. Comme pour les districts de Qades et Jawand, les moudjahidîns contrôlent 80% de leur superficie. Pareillement pour les districts de Moqur, Balmar Ghab, Sing Tach et Ghormach qui sont entièrement sous le contrôle des moudjahidîns à l’exception des centres villes où le gouvernement a les bâtiments du Siège. Bien que les forces ennemies sont présentes en grand nombre dans les centres ville, ils n’osent pas pénétrer dans les zones des moudjahidîns. Ils sont entrés dans ces domaines, mais ils se sont rapidement retirés après avoir subi de grosses pertes en hommes et en matériel. Comme pour les routes menant vers les centres de l’ennemi, ils sont tous sous le contrôle des moudjahidîns. Par conséquent la plupart des bases ennemies sont fournis par l’air. Il est à noter que la route principale reliant les provinces du nord de la ville de Herat dans l’ouest de l’Afghanistan passe également par Badghis et a été sous le contrôle complet des moudjahidîns pendant trois ans. Les convois ennemis sont impossible par cette route. Même s’ils ont l’audace de traverser cette route, ils sont soumis à de nombreuses attaques par les moudjahidîns.
Même dans les zones qui restent sous le contrôle de l’ennemi, les habitants comprennent le mensonge de la propagande ennemie. Ils ont commencé à correspondre avec les moudjahidîns et à les appeler à leurs domaines. Il y a quelques jours, le fonctionnaire djihadiste de Moqur, m’a informé que les personnes vivant à un kilomètre du centre de la province ont demandé qu’il envoie des moudjahidîns pour les sauver de l’oppression des soldats ennemis et de les milices. Il ressort de la situation actuelle que le siège de l’ennemi est fortement encerclé, Allah Tout-Puissant le permet. Il n’est pas exagéré de dire que l’ennemi va quitter cette région et de fuir vite, si Allah Tout-Puissant veut.
Al-Somood : La direction de l’Emirat islamique a décidé que les opérations de résistance contre l’ennemi se poursuivront cet hiver. Le froid extrême dans la province de Badghis peut-il entraver le déroulement des opérations jihadistes en hiver ?
Maualavi Hayatullah : Badghis est l’une des provinces les plus importantes dans le nord de l’Afghanistan. Elle est considéré comme un centre important pour les moudjahidîns dans le nord-ouest du pays. elle est également un objet d’intérêt pour l’ennemi, ce qui à son tour augmente l’attention des dirigeants de Émirat islamique pour elle. Par conséquent, cette province n’est jamais vide de moudjahidîns en été comme en hiver. Le froid extrême et un climat impropre n’ont pas entravé les opérations des moudjahidîns. Ils ont continué pendant l’hiver, comme ils continuent l’été. Nous ne permettront pas à l’ennemi de respirer à l’aise pendant la saison froide.
Al-Somood : L’ennemi est donc confronté à la défaite militaire et souhaite se remettre de cette défaite par des rumeurs et une guerre médiatique. Parmi ces rumeurs, il y avait ces revendications de pourparlers de réconciliation et de création d’un Conseil de paix…
Maulavi Hayatullah : Oui, l’ennemi veut maintenant gagner à travers un Conseil de réconciliation ce qu’il a perdu sur le champ de bataille. Le mot «réconciliation» est un bon mot dans la littérature islamique et la réconciliation a sa place dans l’Islam. Mais les efforts déployés par l’ennemi ne sont pas dans l’intérêt de la paix. Il s’agit plutôt d’une escroquerie dans le but d’éteindre le flambeau du djihad et de la résistance à l’occupant. Il ne mérite pas l’appellation de « réconciliation » ou de « paix ».
Quant à l’impact de cette propagande à Badghis, elle n’en a pas. Parce que les gens ici se sentent concernés par l’Emirat islamique et que l’Emirat islamique a une position claire : le djihad contre les occupants continue tant qu’ils restent sur notre terre. Le peuple afghan sait bien que des projets de rumeurs comme ceux-ci sont menées par les occupants, ou par les mains de leurs mercenaires, dans le but de dissimuler leur défaite en détournant l’attention de leur faiblesse face aux moudjahidîns. Je vous le dis en toute confiance, les efforts du Conseil de paix n’aura aucun effet sur la population de la province de Badghis, malgré tant de rumeurs à ce sujet.
Al-Somood : Les ennemis prétendent avoir infligé des dommages aux moudjahidîns. Est-ce vrai ?
Maulavi Hayatullah : Subir des pertes lors d’une bataille est naturel pour les deux parties dans un conflit. Le degré de pertes, qu’ils soient grands ou petits, cependant, est une question liée au type d’opérations. La plupart des opérations des moudjahidîns sont des embuscades, des poses de bombes destinées aux transports ennemis, des attaques surprises contre les convois ennemis. Les pertes dans les rangs moudjahidîns sont donc rares, tandis que les pertes dans les rangs ennemi sont nombreuses. Les moudjahidîns entrent rarement en confrontations directes avec l’ennemi dans lesquelles ils peuvent subir de grandes pertes. L’ennemi a commencé trois guerres : la guerre militaire, la guerre financière et la propagande, ou guerre médiatique. Ils ont été vaincus dans la guerre militaire et financière. Seule la guerre médiatique demeure pour eux. Grâce à cela, ils essaient de présenter leurs pertes comme étant moindre tout en gonflant les pertes des moudjahidîns. Par exemple, quand un moujahid ordinaire est martyr, ils annoncent à travers leurs médias qu’il était chef de haut rang. Lorsque l’un des moudjahidîns est tué, ils annoncent la mort de dix. Ils emploient toutes leurs ressources médiatiques pour promouvoir ces affirmations dans le but de cacher leurs défaites et d’élever le moral de leurs soldats mercenaires. Mais ce sont toutes des déclarations vides qui ne leur apporte dans l’absolu, aucun bénéfice.
Al-Somood : Récemment, un rapport a été publié par une organisation des Droits de l’Homme sur le meurtre de civils. Il mettait la responsabilité d’un grand nombre de ces décès sur les épaules des moudjahidîns. Quelles informations avez-vous sur ce sujet ? Les opérations des moudjahidîns entraînent-elles réellement des pertes civiles ?
Maulavi Hayatullah : Non, la réalité n’est pas ce que prétend cette organisation. Ces groupes ne sont pas neutres dans leurs jugements. Au contraire, ils sont partial, du côté des kûfar et travaillent selon les instructions de l’ennemi. Ils sont là manipuler l’opinion publique en faveur des agresseurs et pour dissimuler les crimes de l’occupant. Ce qui est claire et irréfutable est que la majorité des civiles tués sont victimes des bombardements effectué par les occupants. Quelques exemples récents : le bombardement qui a eu lieu dans les villages de Ghazi Abad, dans la province de Konar où les occupants avaient tué 75 civils. Suivi par un autre bombardement Américain dans lequel neuf enfants ont été ramasser du bois au pied d’une montagne. Et tout ce que le gouvernement laquais à fait pour ces victimes est d’envoyer des employés du gouvernement pour enquêter sur les faits. Mais les occupants ne leur permettront pas de divulguer la vérité. Ces deux incidents ne sont pas uniques, ils ont été précédés par d’autres incidents très douloureux dans lesquels des centaines de personnes ont été tuées et des centaines d’autres blessés, tels qu’à Kunduz et Bala bluk dans la province de Farah et à Tarka au Kalaza Kandahar et d’autres meurtres de masse dans lesquels des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants ont été tués et des villages entiers ont été détruits avec leurs habitants. Comme quant ils tirent sur les bus, tuant des dizaines de passagers innocents. Il est que la plupart des victimes parmi les civils sont causés par les occupants et leurs mercenaires locaux.
La direction de l’Emirat islamique ne cesse de souligner l’importance de préserver la sécurité et les vies et les biens civils, et les moudjahidîns s’efforçent toujours de mettre en œuvre les directives émises par l’émirat à cet égard. Si l’un des Moudjahidîns commet un crime contre des civils, le chef local doit, après lecture des infractions, punir conformément à la Shari’a. Un exemple, dans la province de Badghis, un des moudjahidîns avait tué sans droit une personne. Son cas a été soulevé devant le tribunal. Après avoir enquêté sur l’affaire, le tribunal a puni le meurtrier.
Al-Somood : Quels sont vos programmes pour l’éducation dans les zones libérées ?
Maulavi Hayatullah : L’Émirat islamique, par la grâce d’Allah Tout-Puissant, a créé un comité spécial pour les questions d’éducation et ceci dans chaque province. Des directeurs d’éducation sont envoyés dans tous les districts de la province de Badghis afin de suivre les questions d’éducation et d’instruction dans les madrassas et les mosquées. Nous nous efforçons de fournir à chaque école, un programme éducatif préparé par l’Emirat islamique.
Al-Somood : Enfin, quel est votre message pour les moudjahidîns et au public de la province de Badghis ?
Hayatullah Maulavi : Comme officiel et responsable des Mujahidîns, je promet aux honorables habitants de cette province que je vais les servir au mieux de mes capacités en conformité avec la Shari’a, si Allah Tout-Puissant veut. Mon message pour les moudjahidîes est de s’efforcer durement pour rendre le peuple heureux et bien les traiter et à effectuer leurs tâches avec toute la diligence et la sincérité. Mon message à la population en général est le suivant : tout comme les moudjahidîns ont pu, par la grâce d’Allah Tout-Puissant et de votre soutien, intensifier leur djihad et leur résistance à l’ennemi jusqu’à ce qu’il soit amené à la défaite complète dans les zones de cette province, nous voulons que vous aussi vous intensifiez votre soutien pour les moudjahidîns en proposant vos personnes et vos biens. Aidez dans le Jihad contre les agresseurs et restez ferme aux côtés de vos frères moudjahidîns.
Al-Somood : Merci de nous avoir donné l’occasion de vous rencontrer. Nous supplions Dieu Tout-Puissant de vous récompenser pour votre Effort dans sa cause.
Maulavi Hayatullah : Nous vous remercions également de livrer le message des moudjahidîns aux musulmans partout dans le monde.
Traduit en français par TâLib Fï Säbïlï Lläh, pour Al-Wissâl