Le Covid-19 va-t-il accélérer la fin de l’union européenne?

Alors que certains hôpitaux français sont littéralement submergés, l'état de délabrement de notre système fait ressortir la responsabilité prépondérante de notre appartenance à l'Union Européenne. Non seulement les faiblesses "architecturales" de l'Union Européenne et l'euro apparaissent au grand jour mais c'est le principe même de cette construction qui vole en éclat.

Si en Chine, berceau de la maladie, l’épidémie de coronavirus est sur le déclin, l’Europe, elle, est devenue l’épicentre de la maladiei. La France, désormais l’un des pays les plus touchés au monde semble suivre le chemin macabre de l’Italie (où le virus a désormais fait plus de victimes qu’en Chine). Emmanuel Macron a lui-même qualifié cette pandémie de « plus grave crise sanitaire que la France ait connu depuis un siècle ». On peut, et on doit bien évidemment reprocher au Président et au gouvernement une réaction tardive en réaction à la propagation de l’épidémie. En effet, la Ministre de la santé Agnès Buzyn déclarait le 26 janvier qu’il n’y avait « aucune indication à acheter des masques pour les français », le Président et sa femme encourageaient les français à sortir le 6 mars dernier et le premier tour des élections municipales a été maintenu d’une manière incompréhensive. Mais, un enseignement majeur ressort de cette crise comme le nez au milieu de la figure : non seulement l’Union Européenne n’a rien fait contre cette épidémie mais comme nous allons le voir, elle en a été un vecteur d’aggravation. Dans l’impossibilité de s’accorder sur la réponse économique à apporter à cette situation, les différents gouvernements européens en sont réduit à s’invectiver ouvertement sur la place publicii. Le «rêve» européen semble inéluctablement toucher à sa fin…

Circulez, il y a rien à voir...

Alors que de nombreux pays, y compris à l’intérieur même de l’espace Schengen, fermaient tour à tour leurs frontières pour se protéger, les eurolâtres de service n’avaient de cesse de pointer « l’inutilité » de cette mesure. Le président français nous expliquant même qu’il fallait « éviter un repli nationaliste » ! Le 13 mars, le Ministre de la Santé affirmait sur Europe 1 que cela n’avait « scientifiquement pas d’intérêt ». Le même jour, Ursula von der Leyen Présidente de la commission européenne, déclarait que les fermetures des frontières «ont d’importantes conséquences sociales et économiques » et « perturbent la vie de la population et des entreprises »iii… En effet… car comme le rappelait le Dr Jeanne Brugère-Picoux au journal le Parisien : « Fermer les frontières est une mesure barrière efficace lorsque la menace est encore lointaine. Aujourd’hui il est trop tard puisque le virus se trouve de chaque côté de la frontière ». Aussi, cela aurait dû « être décidé bien en amont »iv. Et c’est donc logiquement que, nonobstant les avertissements de la présidente de la Commission Européenne, l’Allemagne décida de la fermeture de ses frontières 3 jours plus tard et que la France lui emboîtera le pas dans la foulée.

Pis, l’Italie, pays le plus touché au Monde, se voit refuser aide et assistance de la part de ses voisins et ne peut compter que sur l’aide de… la Chine, la Russie et de Cubav ! Inutile de dire qu’alors que la population de nombreux pays européens est confinée chez elle, ces atermoiements aux conséquences tragiques mettent en lumière le côté ubuesque la construction européenne. Cette dernière n’avait-elle pas pour but de faire contrepoids à la Chine justement ? Où est la solidarité européenne ? Où est le peuple européen, tout simplement ?

Ce décalage entre les évidences et la pensée européiste n’est pas si difficile à comprendre. En premier lieu, le principe même de l’Union Européenne est de permettre la libre circulation des marchandises et des services ; aussi, restreindre la libre-circulation, même en période de crise, c’est reconnaître que cette dernière peut être néfaste. D’autant que, sacrilège pour les eurolâtres, cette restriction se fait logiquement au niveau des frontières des États et voir les journaux télévisés retracer sur une carte les « anciennes » frontières a quelque chose d’insupportable pour eux. Et s’agissant d’une mesure protectrice des populations (défensives donc, on est « en guerre »vi), cela démontre non seulement qu’il n’y a pas de coopération européenne, que chaque peuple attend de son gouvernement qu’il le protège (démontrant de fait qu’il n’y a pas de peuple européen) mais également que, in fine, seuls les « vieux » États Nations sont en mesure de le faire.

Dans le même registre : le journal Libération, publiait le 16 mars dernier un article titré « Coronavirus, l’Allemagne malade de son fédéralisme ». En effet, décomposé en Länders qui jouissent d’une très grande autonomie (chacun dispose de son propre parlement par exemple), le pouvoir fédéral a la plus grande difficulté à imposer une fermeture généralisée des écoles ou des lieux publicsvii. Le fédéralisme est pourtant l’architecture « démocratique » tant vanté par les « européens convaincus », et auquel on doit la promotion constante du régionalisme (que l’UE subventionne allègrement) et des eurorégions. Un simple virus est donc en train déconstruire, brique par brique, toute l’ossature de l’idéologie européiste.

Mais non content de favoriser la propagation du virus, notre appartenance à l’Union Européenne est très clairement à l’origine de l’état actuel de notre système de santé !

Avant même le début de l’épidémie, Thierry Amoureux, porte parole du SNPI déclarait en octobre 2019 au journal L’Express : « Chaque année, on nous coupe les vivres. En 2018, la première circulaire relative à la campagne tarifaire et budgétaire des établissements de santé leur imposait une économie de 960 millions d’euros. En 2019, on parle de 663 millions d’euros. »viii. En 2018, ce sont 4 200 lits qui ont été supprimés. L’hôpital public s’est donc, année après année, retrouvé dans un état de dénouement total au point qu’en novembre 2019, au moins 70 hôpitaux étaient en grève. Certes un plan d’urgence était prévu mais comme le rappelait Bruno Lemaire : « si l’on dépense de l’argent pour l’hôpital, il faudra trouver des économies en face »ix. En clair, l’État n’a plus d’argent pour ses hôpitaux publics !

Pour comprendre cette situation, il est nécessaire de revenir sur les contraintes budgétaires issues des règles européennes. Suite à la crise de la dette des états européens survenue en 2010 (qui faisait elle même suite à la crise de subprimes de 2008) et notamment à la demande de l’Allemagne, les états membres se sont engagés à respecter un certain nombre de règles destinées à favoriser une plus grande « discipline budgétaire ». En effet, les allemands, entre autres, craignent un jour de devoir payer pour les pays « indisciplinés » du « club med ». Sont clairement visés : la Grèce, l’Italie, l’Irlande, le Portugal mais aussi la France. Le Pacte de Stabilité et de Croissance a donc été signé par les États membres en 2012 avec un entrée en vigueur le 1er janvier 2013. Ainsi est née la fameuse règle d’or qui pose le principe de l’équilibre (ou de l’excédent) des budgets des administrations publiques. Le déficit structurel annuel ne devrait pas dépasser 3% du P.I.B. et la dette publique devrait être limité à 60 %. Ainsi un état qui ne respecterait pas ces règles, pourrait être sanctionné par la Cour de Justice de l’Union Européenne.

C’est donc en application du TSC et en vertu de l’article 121 du TFUE que la commission européenne élabore des recommandations pour chaque état. Ainsi, dans le millésime 2015 destinée au gouvernement français, on pouvait lire ceci :

« Par ailleurs, il est impossible de dégager à court terme d'importantes économies sans ralentir considérablement la croissance des dépenses de sécurité sociale, qui ont représenté 26 % du PIB en 2014, soit près de la moitié des dépenses totales du secteur public. Des économies de 11 milliards d'EUR sur les dépenses de santé sont prévues pour 2015-2017, mais des efforts supplémentaires seront nécessaires pour limiter les hausses de dépenses dans ce domaine. Il est notamment possible de renforcer encore la mise en œuvre des politiques de maîtrise des coûts dans le domaine des prix des médicaments et des dépenses hospitalières ».

En réponse, le Programme National de Réforme 2016 présenté par le Ministre de l’économie d’alors, un certain Emmanuel Macron mentionnait un plan d’économie de 50 Milliards et se targue d’avoir réalisé 10 milliards d’économies sur les dépenses de santé rien que sur la période 2015-2017 !x. Logiquement, on peut aujourd’hui en mesurer les effets mortifères : nombre de lits insuffisant, manque de matériel de réanimation, manque de masques, personnel soignant à bout de souffle avant même le début de la pandémie, etc. D’autant que les gouvernements précédents avaient déjà entrepris de réaliser des économies. On pense notamment à la création de l’ARS en 2010 dont la logique n’a jamais été remise en cause, y compris sous la présidence de François Hollande. Il est important également de rappeler que de toute les manières, le cours de l’euro étant « trop cher » pour la France, nous sommes condamnés à subir des mesures de dévaluation interne (baisse des salaires, baisse des charges sociales, etc.) sous peine de voir s’aggraver le chômage1.

Une désunion européenne en marche...

Face à l’ampleur du désastre économique et sanitaire qui ne fait que commencer, le président Macron a du sortir le carnet de chèque : 30 milliards pour financer le chômage partiel, 5 milliards pour la recherche, une garantie des prêts bancaires aux entreprises à hauteur de 300 milliards…

Sans surprise, le budget français va se trouver pris en ciseau entre la hausse des dépenses et les conséquences de la mise à l’arrêt de l’économie engendrant un net recul des recettes fiscales. Inutile de dire que la France et les autres pays de l’U.E. vont exploser les plafonds fixés par le TSC ! Pris de cours devant le fait accompli, la présidente de la Commission européenne a proposé la suspension du pacte de stabilitéxi et « a validé » le plan de Francexii (rappelant au passage que la France n’est plus libre de ses choix budgétaires). Inutile de préciser que dans les cercles européistes, la gêne est palpable au moment même où les pays membres n’arrivaient pas à se mettre d’accord sur le futur budget (post-Brexit) de l’Union Européenne.

De son côté, l’Allemagne a prévu un plan de 1 100 milliardsxiii ! Il faut dire que le pays, qui a construit toute son économie sur un modèle exportateur va sans doute payer un lourd tribu en raison de l’arrêt des échanges internationaux. Il va sans dire qu’il ne va pas être facile de convaincre nos amis allemands de payer en plus, la dette des autres.

Mais c’est pourtant la solution retenue par les européistes !

Du fait de la suspension du pacte de stabilité et aux déficits abyssaux qui s’annoncent, de nombreux pays réclament la possibilité d’émettre des obligations communes (nommés pour l’occasion « coronabonds ») afin d’éviter une nouvelle crise des dettes souveraines du fait d’un endettement excessif et d’attaques spéculatives2. Pour les européistes, ce serait l’occasion de mettre un pied dans la porte d’une mutualisation des dettes, véritable Saint-Graal des fédéralistes (même si en l’occurrence, ce n’est pas vraiment le cas. Lire l’article de Vincent Brousseau) . Cette idée exprime donc surtout l’absence de volonté de changer de paradigme. Mais comment pourrait-il en être autrement de toute manière ? Les traités se changent à l’unanimité ! Ainsi, en l’état actuel des choses, les États restent prisonniers des règles qui ont, comme on l’a vu plus haut, aggravé voire favorisé la crise sanitaire actuelle. Les déficits vont donc se creuser, et pas qu’un peu. La commission européenne, en application des traités va donc continuer à réclamer encore et encore plus d’austérité, on entend déjà les éditocrates nous expliquer que pour soutenir notre système de santé et en solidarité avec nos médecins, il faudra renoncer à 2 ou 3 jours de RTT ou de congés, peut-être, travailler plus longtemps, etc. Il est vrai que jusqu’à présent les peuples ont avalé la pilule sans trop barguigner ; après tout, n’explique-t-on pas à longueur de journée sur toutes les ondes que « l’on a pas le choix », « qu’il n’y a plus d’argent », etc.

L’État, chose au monde la plus utile au commerce3

Toutefois, il semble que cela soit différent cette fois. Tout d’abord, tous les pays sont concernés, chacun avec ses spécificités, avec son histoire, sa dette et sa gestion de la crise. Et comme à chaque crise du capitalisme, on s’aperçoit que la colonne vertébrale de nos sociétés, et finalement du libéralisme, c’est l’État. Les économies européennes n’échapperont donc pas à un plan de relance keynésien car les baisses de taux et autres mesures non orthodoxes (rachats massifs de titres de dettes souverains notamment) de la BCE ne seront pas d’un grand secours. En pleine crise du covid-19, les états vont donc devoir mettre encore la main à la poche et à ce jeu tout les états ne sont pas à la même enseigne. Comment les allemands, entre autres, vont-ils réagir alors que le TSC – qui n’est que suspendu - a été instauré à leur demande ? Le discoursxiv d’Emmanuel Macron le 16 mars dernier ne devrait pas les rassurer4 d’autant que comme on l’a vu plus haut, ils vont s’endetter à un point qui risque d’atteindre leur « seuil de douleur ». A l’écouter, il va dépenser sans compter, au point de laisser perplexe nombre de nos concitoyens qui s’interrogent de plus en plus  : « D’où sort-on cet argent ? », « Je croyais qu’on avait plus de sous ? », etc. pourtant « l’État paiera » !

Ainsi, même si une action financière ultra-coordonnée au niveau européen est envisageable, les réponses à apporter à cette crise sont d’ordres régaliennes. Quid des mesures sanitaires ? Quid des frontières ? Quid de la sécurité sociale ? Quid du droit du travail ? Etc. Compte tenu du volontarisme affiché par les différents chefs de gouvernements, il est bien difficile d’imaginer les États céder des pans entiers de souveraineté au moment même où les populations semblent rentrer dans une forme de communion nationalexv pour mieux affronter cette pandémie5.

La fin des illusions

Une fois les formules diplomatiques épuisées, une évidence s’imposera : une déconstruction ordonnée de l’Union européenne permettrait de sortir de l’impasse dans laquelle les pays se sont égarés. Les économies européennes et plus particulièrement celles du Sud vont avoir besoin d’oxygène pour garantir un maximum de rentrée fiscale. Or on sait que rien que pour la France, l’euro est surévalué d’au moins 7 %xvi : disons-le clairement, marié à la liberté de circulation des capitaux, l’euro est une vraie incitation aux délocalisations ! Ainsi un retour au monnaies nationales permettrait aux États de retrouver une souveraineté monétaire et d’adopter une politique plus favorable à la création d’emplois et aux productions locales, augmentant ainsi les recettes fiscales. Le poids de la dette pourrait en outre être rendu indolore grâce à une inflation plus élevée mais maîtrisée. Cela nécessite bien sûr d’avoir une banque centrale nationale et un État fort et régulateur. Libéré des traités kafkaïens et des contraintes budgétaires, l’État pourra enfin réinvestir dans ses routes, son armée, ses écoles, ses universités, … ses hôpitaux.

Comme on l’a constaté, l’ultra-libéralisme (A.D.N. de la construction européenne) a engendré des interdépendances et des échanges qui défient toute logique d’efficience. Résultat, la Chine est devenue l’usine d’un monde et l’interruption des échanges avec elle paralyse toute les chaînes de production. Ce manque de « vision » de nos États, symptôme de la pensée du laisser-faire, rend notre société complètement démunie face à ce type de choc. Évidemment, il ne faudra pas compter sur la morale ou l’empathie des acteurs privés, l’instauration d’une législation stricte et un encadrement des mouvements de capitaux (aujourd’hui interdit par les traités européens) sera nécessaire. De la même manière, la reconstitution des frontières permettrait un contrôle des mouvements de population et ainsi de ralentir voire de bloquer la propagation des épidémies.

L’irruption du covid-19 dans nos vies est en train d’agir comme un révélateur sur les choix politiques effectués par nos dirigeants par pure dogmatisme (européisme et libre-échangisme) contre l’avis du peuple. Plus d’Europe veut dire moins d’État, moins d’État signifie moins d’argent pour nos routes, nos écoles, nos universités,… nos hôpitaux. Comment alors s’étonner qu’il n’y ait pas de réserve de masques, de gels hydroalcooliques, de places en réanimation,etc. ? Le 16 mars dernier, devant nos écrans pour écouter l’allocation télévisée du Président de la République, nous constations que l’État peut tout mais qu’il n’avait rien prévu. Il faut donc espérer que nous saurons, comme Emmanuel Macron s’y est engagé, « tirer toutes les conséquences, toutes les conséquences » de cette crise.

Lyrric

 

1Ce qui est d’ailleurs advenue !

2 Il est vrai que la régulation des marchés financiers ne semble curieusement pas être au programme...

3 Montesuieu : « Le commerce est la chose du monde la plus utile à l’Etat »

4 Au passage, il est d’ailleurs intéressant de noter qu’il fait à de nombreuses reprise mention d’État, de Nation (qui soutiendra ses enfants) mais qu’il ne parle de l’Union Européenne qu’une seule fois : pour parler de la fermeture des frontières….

5Certains journaux allant jusqu’à dire aux français quoi chanter aux balcons : tous sauf la Marseilleise...

ihttps://www.lemonde.fr/planete/article/2020/03/14/pour-l-oms-l-europe-est-devenue-l-epicentre-de-la-pandemie-de-covid-19_6033078_3244.html

iihttps://fr.sputniknews.com/international/202003271043411736-conte-dit-a-une-europe-morte-daller-se-faire-foutre-divorce-a-litalienne-entre-rome-et-lue/

iiihttps://www.20minutes.fr/monde/2739439-20200313-coronavirus-ursula-von-der-leyen-met-garde-contre-fermetures-frontieres

ivhttp://www.leparisien.fr/societe/coronavirus-cinq-minutes-pour-comprendre-la-fermeture-de-frontieres-16-03-2020-8281272.php

vhttp://www.rfi.fr/fr/europe/20200322-coronavirus-arm%C3%A9e-russe-d%C3%A9p%C3%AAche-centaine-virologues-italie

vihttps://www.bfmtv.com/politique/c-est-une-guerre-elle-va-durer-les-confidences-d-emmanuel-macron-sur-la-suite-de-l-epidemie-de-coronavirus-1879525.html

vii https://www.liberation.fr/planete/2020/03/16/coronavirus-l-allemagne-malade-de-son-federalisme_1781880

viiihttps://www.lexpress.fr/actualite/societe/hopital-a-bout-de-souffle-derriere-les-fermetures-de-lits-la-question-des-salaires_2103939.html

ixhttps://www.20minutes.fr/societe/2625275-20191010-crise-urgences-appel-grande-manifestation-14-novembre

xhttps://www.economie.gouv.fr/files/files/PDF/PNR2016-integral-francais.pdf

xihttps://www.lesechos.fr/monde/europe/le-pacte-de-stabilite-europeen-emporte-par-le-coronavirus-1187468

xiihttps://www.latribune.fr/economie/france/coronavirus-l-ue-valide-le-plan-francais-de-soutien-aux-entreprises-842921.html

xiiihttp://www.rfi.fr/fr/europe/20200325-coronavirus-allemagne-adopte-plan-1100-milliards-%C3%A9conomie

xivhttps://www.parismatch.com/Actu/Politique/Document-l-integralite-du-discours-d-Emmanuel-Macron-du-16-mars-2020-1678998

xvhttps://www.valeursactuelles.com/societe/video-contre-le-coronavirus-les-italiens-chantent-lhymne-national-au-balcon-117065

xvihttps://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/07/28/20002-20170728ARTFIG00249-l-euro-est-trop-fort-de-68-pour-la-france-et-trop-faible-de-18-pour-l-allemagne-selon-le-fmi.php

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