lyrric
Abonné·e de Mediapart

7 Billets

0 Édition

Billet de blog 14 avr. 2013

LE DON, LA DETTE ET LES TRUANDS

lyrric
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Je publie ici un article écrit par un ami psychanalyste sur Rennes :

Si on cherche à savoir comment s’est créée la monnaie, on serait tenté de penser qu’elle découle des premiers échanges qui ont eu lieux sous formes de trocs. Petit à petit, dans un but pragmatique, la circulation des biens se serait faite par l’intermédiaire d’un moyen d’échange, reconnu par les différents protagonistes et instaurant une référence pour la valeur des biens échangés. On retrouve ici les 3 fonctions de la monnaie décrites par Aristote : moyen de paiement, réserve de valeur et unité de compte. Ce faisant, cette définition de la monnaie ne vient rien dire des rapports sociaux qu’elle engendre ni de son fondement anthropologique. Une telle conception de la monnaie est dominante dans les théories économiques contemporaines qui en font un simple moyen d’échange de statut neutre.

1)               Le don comme origine du lien social

Si l’on s’intéresse aux fondements anthropologiques des relations humaines, le don décrit par Mauss[1] éclaire d’une autre manière les formes et les fonctions de l’échange. Ainsi, selon lui, un fait social comporte toujours des dimensions économiques, religieuses ou juridiques et ne peut être réduit à un seul de ces aspects. Son étude sur le don, a été réalisée à partir des tribus et clans basés en Polynésie, Mélanésie et Nord ouest américain.

On peut retrouver ce système dans la forme la plus pur dans les sociétés Australiennes et Nord-américaines sous le nom de Potlatch[2]. Deux éléments essentiels du Potlach sont nettement attestés en Polynésie : celui de l’honneur, du prestige, du « Mana »[3] que confère la richesse, et celui de l’obligation absolue de rendre ces dons sous peine de perdre ce « Mana », cette autorité, ce talisman et cette source de richesse qu’est l’autorité elle-même.

Mauss a rencontré un indigène Maori du nom de Tamati Ranaipiri qui lui a expliqué ce qu’était l’esprit des choses pour les Maoris :

« Je vais vous parler du hau... Supposez que vous possédez un article déterminé (taonga) et que vous me donnez cet article ; vous me le donnez sans prix fixé. Nous ne faisons pas de marché à ce propos. Or, je donne cet article à une troisième personne qui, après qu’un certain temps s’est écoulé, décide de rendre quelque chose en paiement, il me fait présent de quelque chose (taonga). Or, ce taonga qu’il me donne est l’esprit (hau) du taonga que j’ai reçu de vous et que je lui ai donné à lui. Les taonga que j’ai reçus pour ces taonga (venus de vous) il faut que je vous les rende. Il ne serait pas juste de ma part de garder ces taonga pour  moi. Si je conservais ce deuxième taonga pour moi, il pourrait m’en venir du mal, sérieusement, même la mort. Tel est le hau, le hau de la propriété personnelle, le hau des taonga ».

Ainsi, les « taonga » et toutes propriétés dites personnelles ont un « hau », un pouvoir spirituel. Ce qui, dans le don oblige, c’est que la chose reçue n’est pas inerte. Même abandonnée elle est encore imprégnée par le donateur. Le « hau » poursuit non seulement le premier donataire mais tout individu auquel le « taonga » est simplement transmis. C’est le « taonga » ou son « hau » - qui d’ailleurs est lui-même une sorte d’individu [4] - qui s’attache à cette série d’usagers jusqu’à ce que ceux-ci rendent un équivalent ou une valeur supérieure qui, à leur tour, donneront aux donateurs autorité et pouvoir sur le premier donateur.

 De ce système d’échange découle 3 obligations : donner ; recevoir ; rendre.

DONNER : L’obligation de donner est l’essence du potlatch. Un chef doit donner des potlatch. Il ne conserve son autorité sur sa tribu et sur son village, voire sur sa famille que s’il prouve qu’il est hanté et favorisé des esprits et de la fortune, qu’il est possédé par elle et qu’il la possède. Il ne peut prouver cette fortune qu’en la dépensant, en la distribuant.

RECEVOIR : L’obligation de recevoir ne contraint pas moins. On n’a pas le droit de refuser un don, de refuser le potlatch. Agir ainsi c’est manifester qu’on craint d’avoir à rendre. Mais en l’acceptant, on sait qu’on s’engage. On reçoit un don « sur le dos ». On fait plus que de bénéficier d’une chose, on a accepté un défi ; on a pu l’accepter parce qu’on a la certitude de rendre, de prouver qu’on n’est pas inégal.

RENDRE : L’obligation de rendre dignement est impérative. On perd la « face » à jamais si on ne rend pas, la sanction en est l’esclavage pour dette[5]. Il y a une notion de crédit et d’honneur. On ne rend pas immédiatement, mais plus tard et davantage. Et le plus tard est le mieux puisque ce délai implique un accroissement proportionnel de la dette. Rendre immédiatement reviendrait à refuser le don en réduisant prestations et contre-prestations à une simple permutation ou à un échange. Rendre immédiatement signifierait qu’on se dérobe au poids de la dette, qu’on redoute de ne pas pouvoir l’assumer, et qu’on renonce à l’établissement du lien social par crainte de ne pouvoir être assez munificent à son tour.

L’un des premiers groupes d’êtres avec lesquels les hommes ont dû contracter c’étaient les esprits des morts et les Dieux. En effet, ce sont eux qui sont les véritables propriétaires des choses et des biens du monde. C’est avec eux qu’il était le plus nécessaire d’échanger et le plus dangereux de ne pas le faire. Mais, inversement, c’était avec eux qu’il était le plus facile et le plus sûr d’échanger. La destruction sacrificielle a précisément pour but d’être une donation qui soit nécessairement rendue.

2)               La monnaie comme don

Le don de Mauss est ce qui permet à une société de tisser du lien social et de déterminer les places de chacun. Le don se distingue d’un simple échange monétaire dans le sens où il y a un temps de latence entre le don et le « retour ». Mais il s’en rapproche par la valeur symbolique qu’il donne à l’objet échangé qui se retrouve être un peu plus que ce qu’il n’est vraiment ; comme la valeur fiduciaire[6] d’un billet de papier.

Certains auteurs[7] s’accordent pour voir l’origine de la monnaie dans les sacrifices donnés en l’honneur des Dieux. L’hypothèse est que l’humanité à son origine s’est toujours dotée de représentations cosmiques qui séparaient le monde des vivants du monde des morts. Ainsi, la naissance est considérée comme un endettement vis-à-vis de cet au-delà dont l’homme est issu. Le seul fait de naître constitue l'être humain comme débiteur envers les Dieux ; c'est une dette de principe qui contraint. Ce don de vie à pour contrepartie, l’obligation pour les humains de racheter leurs dettes au travers de sacrifices ou d’offrandes aux Dieux.  Cette dette ne s’épuise jamais mais cimente l’ordre social au travers des rituels. Le sacrifice vise à s'accorder les faveurs des Dieux, pour la vie reçue ou pour garantir le futur. Chaque nouvelle faveur demandée aux Dieux implique un nouveau rituel sacrificiel.

L'hypothèse que le don fait au prêtre en paiement de ses services lors des sacrifices ; serait la plus ancienne forme d'opération monétaire a été faite par Arthur Maurice Hocart[8]. Le paiement aux Dieux se fait par des offrandes de valeurs selon les normes religieuses de la société. Ainsi, le paiement peut se faire par sacrifices d’animaux sacrés ou par de la monnaie (cauris[9]...). Le paiement se fait par l'intermédiaire de la classe sacerdotale. C’est pourrait-on dire pour ne pas se salir les mains du sang des victimes. En payant, celui qui bénéficie du sacrifice se coupe de tout lien de violence, il charge quelqu'un d'autre de le faire.

3)                la création des premières pièces de monnaie

A côté de ces rituels sacrificiels, il y avait du commerce. Il y avait des proto-monnaies, c'est à dire des objets utilisés comme moyen d'échange ou stockés en vue d'échanges ultérieurs mais ne servant pas d'unité de compte. Les métaux, stockés sous formes de lingots pouvaient être utilisés dans l'échange marchand, le poids du lingot indiquant directement sa valeur. Mais la  monnaie pouvait recouvrir d'autres formes : produits agricoles, artisanaux...

Les première pièces de monnaie proprement dites, sont attribuées au Roi Gygès de Lydie en 687 av. J.-C.. C'est le premier qui fabriqua des pièces en électrum (alliage naturel d'or et d'argent) de formes et poids invariables et marquées d'un signe authentifiant leur étalonnage. Il s'en servait pour rémunérer les mercenaires. La monnaie venait pallier le manque de lien entre des mercenaires d'origine diverses et le roi ; mais bien plus elle créait ce lien. 

Dans les sacrifices c'est la croyance qui donne valeur aux offrandes et permet la réussite du rituel. C'est parce qu'on postule qu'il y a un monde au-delà ; qu'on imagine possible de s'y réserver une place ou de rendre grâce pour la vie qu'on a reçu. Ce qui est apporté en paiement correspond à ce que les Dieux demandent (dans l'ancien testament, c'est YAHVE qui détermine ce qui doit être sacrifié et comment).

Dans le commerce c’est le support de la monnaie qui détermine sa valeur.

L'innovation de Gygès va être d'allier les deux ; certes ces pièces ont une certaine valeur matérielle, mais c'est le poinçon, sa marque qui va ajouter une valeur symbolique et en faire une unité de compte.

Ce passage est d'autant plus facile si on applique la lecture de Y-M Adeline[10] qui décrit trois types de sociétés : le « ciel sur la terre » où le pouvoir spirituel est confondu avec le pouvoir temporel ; « la terre sous le ciel » où le temporel est distingué du spirituel mais la loi civile ne saurait transgresser la conscience morale déterminée par la religion et enfin « le ciel sous la terre » où le pouvoir s'émancipe totalement du spirituel amenant la loi civile à déterminer la morale commune et fait disparaître le spirituel.  

Ainsi, le roi devient garant de la valeur comme la religion garantissait la valeur des offrandes et ceci d'autant plus facilement que le roi est doté d'attributs divins : il s'agit d'un chef religieux.

La monnaie contrairement au moyen de paiement utilisé dans le commerce se trouve dotée d'un attribut symbolique supplémentaire. En ce sens, elle se rapproche du don avec le « hau » de l'objet ; elle représente plus que son support matériel.

Les psychanalystes savent bien que l'argent est avant tout un représentant symbolique de quelque chose d'autre. L'argent dans les séances vient aussi régler une dette. Payer revient à ne pas être en dette envers l'analyste. D'ailleurs les résistances y sont nombreuses, tant dans les tentatives « d'acheter » son analyste en donnant trop que dans le refus de payer car l'échange d'argent engage : éviter de payer c'est éviter de s'engager. Pour la psychanalyse cette dette ne vient pas de nulle part, elle vient du grand Autre[11]. C'est au fond à lui que le patient tente de racheter sa dette en payant son analyste. À ce moment là, l'analyste joue à un jeu de dupe en prenant, dans le transfert, les habits de ce grand Autre. C'est aussi ce grand Autre qui est garant de l'ordonnancement du sens - un peu comme la religion garantie un au-delà ou le souverain qui garantie la monnaie - et permet une structuration dans l'ordre des valeurs (unité de compte pour la monnaie).

Si le commerce via l'argent est différent du don décrit par Mauss notamment parce qu'il n'y a pas de temps de latence dans l'échange ; l'utilisation de l'argent peut être faite comme un don. Imaginez par exemple une personne qui invite toute une tablée au restaurant. C'est un moyen d'affirmer sa suprématie, de mettre l'autre en dette. Les exemples de ce genre sont nombreux.

4)                la dette aujourd'hui

La dette est aujourd'hui omniprésente en politique notamment au travers des dettes publiques. Certes il y a des explications économique pour savoir comment on en est arrivé là[12] mais n'y aurait-il pas une lecture symbolique à faire ?

La dette est au centre de la finance, la création de la monnaie est faite à partir d'une dette[13] qui demande pour être remboursée de créer un nouvel endettement; ce qui revient à dire qu'elle ne sera jamais remboursable.

Le « ciel sous la terre » correspond aux temps modernes, selon Y. M. Adeline : « Il n'y a rien au-dessus de l'humanité, […] en tout état de cause, les hommes doivent définir seuls les critères de la vertu politique ». Or ce qui détermine les critères de la vertu politique à l'heure actuelle c'est le Marché. C'est lui qui vient en place symbolique pour déterminer les ordres de valeurs ; il vient en quelque sorte pallier le sacré (ne parle t-on pas dans les différents médias lors des plans sociaux de « sacrifice sur l'autel de la finance » ?[14]).

Peut-on imaginer que par rapport à tropisme anthropologique basée sur une dette inaliénable, l'évolution politique libérale aurait conduit le « marché » à prendre cette place symbolique ? Le symbolique déterminant la Morale, on aurait là une explication au vocable moralisant autour des plans d'austérités[15]. À coup sûr il s'agirait ici d'un jeu de dupe d'un nouveau genre, à la limite de la truanderie car si l'être humain en son for intérieur se sent en dette, rien n'est moins sûr que ce soit au marché qu'il doive la payer. 

Le ciel étant tombé, il nous reste à créer de nouveaux critères de vertu politique en réfléchissant à quels principes régisseurs on souhaite se soumettre. Une nouvelle utopie en somme !

BAERT DAMIEN

PSYCHANALYSTE RENNES


[1]Marcel Mauss Sociologie et Anthropologie Presse Universitaire de France 1960.

[2] Terme signifiant nourrir, consommer

[3]Mana : Puissance surnaturelle impersonnelle et principe d’action dans certaines religions

[4]En effet les taonga semblent être doués d’individualité, même en dehors du hau que leur confère leur relation avec leur propriétaire. Ils portent des noms.

[5]Il y a un rapport à faire avec la définition latine de l’addiction ad-dicére où la personne qui ne peut s’acquitter de sa dette est réduit à l’esclavage.

[6]Du latin fides, la confiance. Monnaie dont la valeur repose sur la confiance du public en sa valeur et dont l’usage est encadré par la loi.

[7]Cf l’ouvrage de Michel Aglietta et André Orléan « la monnaie souveraine » Odile Jacob 1998.

[8]Ibid.

[9] Variété de coquillage utilisé comme monnaie.

[10]Yves-Marie Adeline Histoire mondiale des idées politiques Ellipses 2007

[11] Le grand Autre (ou Autre) est un ordre symbolique qui détermine le sujet. Il s’agit du lieu dans lequel se constitue le sujet et n’est pas assimilable à l’autre (autrui).

[12]Voir parmi les nombreux articles du monde diplomatique sur le sujet celui de Wolfgang Streeck La crise de 2008 a commencé il y a quarante ans. Janvier 2012

[13]Voir le documentaire « l'argent dette » de Paul Grignon

[14] D’ailleurs Lloyd Blankfein, PDG du Goldman Sachs affirmait « je ne suis qu’un banquier qui fait le travail de Dieu »

[15]Aux sources morales de l'austérité Mona Chollet Mars 2012

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal
Fraude fiscale : la procédure opaque qui permet aux grandes entreprises de négocier
McDonald’s, Kering, Google, Amazon, L’Oréal… Le règlement d’ensemble est une procédure opaque, sans base légale, qui permet aux grandes entreprises de négocier avec le fisc leurs redressements. Un rapport exigé par le Parlement et que publie Mediapart permet de constater que l’an dernier, le rabais accordé en 2021 a dépassé le milliard d’euros.
par Pierre Januel
Journal
Cac 40 : les profiteurs de crises
Jamais les groupes du CAC 40 n’ont gagné autant d’argent. Au premier semestre, leurs résultats s’élèvent à 81,3 milliards d’euros, en hausse de 34 % sur un an. Les grands groupes, et pas seulement ceux du luxe, ont appris le bénéfice de la rareté et des positions dominantes pour imposer des hausses de prix spectaculaires. Le capitalisme de rente a de beaux jours devant lui.
par Martine Orange
Journal — Livres
Le dernier secret des manuscrits retrouvés de Louis-Ferdinand Céline
Il y a un an, le critique de théâtre Jean-Pierre Thibaudat confirmait dans un billet de blog de Mediapart avoir été le destinataire de textes disparus de l’écrivain antisémite Louis-Ferdinand Céline. Aujourd’hui, toujours dans le Club de Mediapart, il revient sur cette histoire et le secret qui l’entourait encore. « Le temps est venu de dévoiler les choses pour permettre un apaisement général », estime-t-il, révélant que les documents lui avaient été remis par la famille du résistant Yvon Morandat, qui les avait conservés.
par Sabrina Kassa
Journal
Le député Sacha Houlié relance le débat sur le droit de vote des étrangers
Le député Renaissance (ex-LREM) a déposé, début août, une proposition de loi visant à accorder le droit de vote aux étrangers aux élections municipales. Un très « long serpent de mer », puisque le débat, ouvert en France il y a quarante ans, n’a jamais abouti.
par Nejma Brahim

La sélection du Club

Billet d’édition
Les guerriers de l'ombre
« Je crois que la planète va pas tenir longtemps, en fait. Que le dérèglement climatique ne me permettra pas de finir ma vie comme elle aurait dû. J’espère juste que je pourrai avoir un p’tit bout de vie normale, comme les autres avant ». Alors lorsque j'entends prononcer ces paroles de ma fille, une énorme, incroyable, faramineuse rage me terrasse. « Au moins, j’aurais vécu des trucs bien. J’ai réussi à vaincre ma maladie, c’est énorme déjà ».
par Andreleo1871
Billet de blog
L’eau dans une France bientôt subaride
La France subaride ? Nos ancêtres auraient évoqué l’Algérie. Aujourd’hui, le Sud de la France vit avec une aridité et des températures qui sont celles du Sahara. Heureusement, quelques jours par an. Mais demain ? Le gouvernement en fait-il assez ? (Gilles Fumey)
par Géographies en mouvement
Billet d’édition
Canicula, étoile chien
Si la canicule n’a aucun rapport avec les canidés, ce mot vient du latin Canicula, petite chienne. Canicula, autre nom que les astronomes donnaient à Sirius, étoile la plus brillante de la constellation du Grand Chien. Pour les Grecs, le temps le plus chaud de l’année commençait au lever de Sirius, l’étoile chien qui, au solstice d’été, poursuit la course du soleil .
par vent d'autan
Billet de blog
Le bon sens écologique brisé par le mur du çon - Lettre ouverte à Élisabeth Borne
On a jamais touché le fond de l'aberration incommensurable de la société dans laquelle nous vivons. Au contraire, nous allons de surprises en surprises. Est-ce possible ? Mais oui, mais oui, c'est possible. Espérons que notre indignation, sans cesse repoussée au-delà de ses limites, puisse toucher la « radicalité écologique » de madame Borne.
par Moïra