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Billet de blog 22 août 2014

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Hollande nous a trahis

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Hollande n’ai pas trouvé les bons mots pour Les célébrations de la fin de deux guerres mondiales.

Cela m’étonne.

Une auditrice de France Inter (Fab) commentait : (…)ressasser sans cesse le passé c'est certainement pas la meilleure manière de fabriquer notre avenir.(…)

Question

Il n’y pas une façon différente parler de ces faits passés, (ces faits de mort est destructions), justement pour faire émerger dans nos esprits, que l’avenir c’est notre vie ?

Bien sur que l’on peut dire une chose différente.

Pour parler du futur il faut partager un sentiment de confiance. Et présentement nous sommes dépossédés de ce sentiment. 

La France a une personne qui est le premier mandataire, c’est la personne qui porte symboliquement la parole de la France. Et cette personne n’a pas de confiance dans le futur. Il n’a pas confiance parce qu’il sait qu’il nous a trahis.

Pour que mes propos ne puissent pas être mal interprétés, j’expliquerai cette phrase en deux parties. D’abord je demanderai l’aide à quelqu’un qui écris le français mieux que moi, et ensuite je donnerai une idée de comment l’on pourrait parler simplement de cet espoir

Ces célébrations de la fin de deux guerres mondiales (le centenaire pour la Première Guerre) est un point de départ parfait pour cette réflexion.

PREMIER PARTIE

Il s’agit d’un dialogue entre deux personnes

(ils dialoguent sur comment s’y prendre pour « la réconciliation »  avec l’Allemagne)

Pg 76, « c’était de Gaulle »/ Peyrefitte/ QUARTO, Gallimard.

(…)Charles de Gaulle – Il n’y aura pas de construction européenne si l’entente de ses deux peuples n’est pas la clef de voûte. C’est la France qui doit faire le premier geste, car c’est elle, en Europe occidentale, qui a le plus souffert

Alain Peyrefitte – les pays bas, la Belgique, le Danemark, l’Angleterre, ont souffert aussi…

Charles de Gaulle – Ce n’est pas pareil. La France a souffert plus que les autres, parce qu’elle est le seul pays dont le gouvernement légal ait collaboré avec l’ennemi. D’autres ont été occupés, d’autres ont subi des privations ou des exactions. Mais aucun autre n’a vu ses dirigeants vendre son âme. Les peuples hollandais, belge, etc., regardaient vers Londres, où leurs gouvernements étaient exilés. C’est là que s’étaient transportés leur  légitimité  et leur espérance. Ils ne doutaient pas de la voie à suivre. Ils n’étaient pas divisés en profondeur. Le mal qu’a fait Vichy, c’est de vouloir faire croire aux français que la France allait s’en tirer en collaborant, et même qu’elle avait intérêt à la victoire de l’Allemagne.

Voilà pourquoi la France a souffert plus que les autres : parce qu’elle a été plus trahie que les autres. Voilà pourquoi elle est seule à pouvoir faire le geste de pardon(…)

DEUXIEME PARTIE

Célébrer la mémoire des morts est la moindre de choses.

Je m’étonne que le premier mandataire n’ait pas trouvé les mots simples et forts, où la voix de la France exprime cet appel à aller vers le futur. La lumière de la France est devenue opaque.

Il aurait été formidable de l’entendre dire, par exemple :

« La France vous convoque tous ensemble à cette célébration…

Venus des cinq continents, la France vous convoque tous ensemble s’asseoir à la table de la parole, de la solidarité de la loyauté.

Fonder ainsi une force qui va nous permette de tourner la page. Tourner la page pour ouvrir le futur pour nos jeunes, tous nos jeunes, héritiers de la  mémoire de leurs morts, nos morts.

Tous en même temps, dans ce temps difficiles nous avons besoins de la force de tous.

C’est dans ces célébrations –cette mémoire sacrée- que nous trouverons appui  pour asseoir la première pierre de cette vaste construction. Pour exprimer notre volonté nouvelle pour nommer le futur, notre futur commun

Vous,  venus de Etats-Unis de la Russie, d’Australie, du continent Africain… vous tous,  en l’honneur du sang versé, nous nous engageons à tourner la page pour ouvrir le  futur

Le sang versé doit nous faire penser à l’avenir.

Ouvrir large l’horizon pour inscrire notre volonté de vivre en paix, condition indispensable,  pour pouvoir développer l’intelligence des métiers du futur respectueux du bien commun qu’est la nature, notre bien commun qu’est la vie sur cette terre.

Nous devons ouvrir la nouvelle route pour l’humanité toute entière, pour nos jeunes.

Nous n’attendons pas le pas du calendrier, nous n’attendons pas la date de célébration du centenaire de la deuxième guerre. Puisque cette année, 2014, nous célébrons le centenaire de la première guerre, nous somme décidés à  donner un pas franc vers le futur de sorte que lorsque arrivera la date du centenaire de la Deuxième Guerre,  au lieu de paroles nous puissions nous réjouir des faits.

Nous serons dans une autre civilisation, nous aurons développé les technologies nouvelles nous serons surs d’avoir stoppé la dégradation de la vie sur notre planète, nous aurons conquis notre futur.

Comme le prédit la voix d’un lumineux poète nous pourrions dire, alors,  à tous ces êtres sacrifiés, qui n’ont pas put vivre leur jeuneuse, venez vous reposer…  Nous,  armés d’une ardente volonté nous avons conquis notre futur ;  nous vous invitons à vous,  qu’avais tant souffert,  à entrer à ces viles splendides pour apaiser pour toujours vos peines… »

J’aurais tant aimé vivre ce moment de civilisation ! Vibrer par ces paroles qui –j’en suis sûr- il aurait développé une force telle, qu’elle aurait entraine le bonnes et les mauvaises volontés  et que la voix de la  France aurait éclairé le monde.

A la place de tout ça nous avons assisté à des gesticulations agressives contre la Russie juste les jours précédant à ces célébrations. Où est-il allé chercher son inspiration ? Dans les bouches fétides des « conseillers » d’une puissance qui a déjà élaboré des plans criminels nous concernant ?

C’est pour cette raison que ils ne lui viennent pas à l’esprit des paroles de confiance dans le futur.

Son esprit est troublé.

Donc sa parole.

Son esprit n'est pas libre... aura-t-il la lucidité de VOULOIR se libérer?

Il y a des fortes raisons d’être pessimiste

Juste les jours avant ces jours de célébrations

Juste avant pour installer tout logiquement (TOUT LOGIQUEMENT) la tension nécessaire, pour que la mise en scène la plus irrationnelle puisse avoir lieux sans que les esprits aient la force de se réveiller.et encore moins la volonté de se révolter…

La mise en scène obscène de deux diners consécutifs. Deux tables séparées, deux déglutitions de travers a eu lieux dans la ville emblématique de la Patrie des droits de l’Homme : Paris

La mise en scène des portes qui claquent pour en faire sortir un pour que l’autre puisse s’éclipser… comme dans une mauvaise pièce de boulevard. Tellement mauvaise que personne ne rie.

C’est comme ça que ces paroles de confiance dans le futur ne lui sont pas venus à l’esprit.

Par cette induction forcée du découragement a put être installé cet état d’abattement.

Cet état d’abattement qui nous accable sourdement, petit –à-petit !

Je dis nous,  pour nommer ceux pour qui reste un peu de conscience (pour les autres… le « temps de cerveaux disponible » a été déjà… « disposé »)

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