Mediapart et ces derniers événements en Égypte

 

Des événements aussi brûlants, où se jouent des sacrifices humains et militants, MDP, à sa Une, hier, il nous parle des coptes- sans mépris bien sûr, et d'une égyptienne qui parle fantastiquement bien Anglais... avec quelques commentaires rapportés, entre les lignes, dignes des hommes de l’Église ou d'autres lieux équivalents.

La question politique de la révolution d'un peuple que l'on veut confisquer, elle se transforme en un charabia de journalisme au service sentimental du Pape François et ses adeptes, sinon, au secours, du diable journalistique sans foi, sans ligne, aux bavardage, en solo, de moulins à paroles.

Lamentable et méprisant...

La société egyptienne de 80 millions d'habitants se trouve ainsi limitée aux Frères musulmans et à l'Armée avec leur confrontation de ces jours-ci pour le pouvoir politique, comme si celle-ci n'est inogurée qu'avec Morsi et non depuis bientôt un siècle.

En revanche, ceux qui ont fait réellement chuté le rais Moubarek, visiblement, ils ont disparus brusquement du panorama et ne valent plus un sou, dépassés par les événements, ils ne se battent plus, la parole, puisque événementielle et journalistique, n’appartient qu'au "sang qui coule", ô combien révoltant !, et aux "Moukhabarates" et la police du régime égyptien. Le révolutionnaire d'égypte a plié bagage. Porté disparu, mis sur la touche par nos informateurs dans leurs si élégante rhétorique.

C'est depuis bien longtemps malheureusement que c'est ainsi à Paris.

Bien très peu de journalistes tenaient le fil réel, vif et vrai des événements. Bien que aussi heureusement quelques journalistes d'une autre catégorie, simple et citoyenne, en pareilles circonstances également dramatiques ont sauvé l'honneur de ce pays.

Le Monde et L'Express, par exemple, pendant la guerre d'Algérie. C'est trop loin peut-être mais ce n'est qu'hier pourtant.

Hier, pour ces deux organes, bien des armées s'affrontaient sur des champs de batailles et des maquis, bien du sang civil et de pauvres citoyens coulait durant au moins 7 ans; mais, pour Le Monde et L'Express, alors, à ce moment là, il y avait un enjeu majeur, un impératif, celui de la Liberté du peuple algérien.

Par conséquent, aujourd'hui, si raison il y a, il s'agit de sauver cette révolution du peuple égyptien et se solidariser avec ceux, qui veulent extirper cette révolution du peuple de ce face face factice et contre-révolutionnaire d'entre les mains des "frères" et cette Armée sanguinaire depuis toujours de ce pays.

Au lieu de nous entraîner, enfin, dans les Murs des lamentations...

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