Je dois reconnaitre avoir entamé la lecture de « COURBIS » avec une certaine appréhension.
Connaissant l’auteur, il est toujours difficile de faire la part des choses, surtout quand l’ouvrage raconte une incarcération aussi cruelle qu’injustifiée.
Mais dès les premières pages, j’ai compris que ton livre sera un ouvrage constructif, non pas revanchard. Tu ne l’as pas écrit pour régler des comptes.
Tu montres d’emblée un courage et une sincérité rare dans l’exposé des raisons qui t’ont poussé à écrire ce livre et le cheminement qui t’a mené jusqu’à sa publication.
Pas une page ne donne le sentiment que tu ressens encore, ni même que tu aies ressenti, de la haine envers tes tortionnaires.
Ce qui prévaut, c’est plutôt un sentiment d’injustice et d’incompréhension légitimes chez un jeune étudiant de 23 ans qui ne saisit pas ce qui lui arrive !
Et quand tu parles de ton calvaire, tu ne nous entraînes pas dans des descriptions sordides mais plus dans ce qui passe dans ta tête, lors de ces moments douloureux. Le sentiment d’injustice n’en est que mieux rendu !
La relation avec tes proches, avec ta famille et avec Soumaya ton épouse, qui forme une partie de la trame de ce récit, le rend plus humain et plus dramatique, sans le faire basculer dans un quelconque sentimentalisme.
Une fois le livre fermé, on reconnait en l’auteur l’homme apaisé, en règle avec ce qu’il fut et ce qu’il est devenu.
« COURBIS » représente plus qu’un témoignage ! Une fois avoir exorcisé ton passé, tu devrais continuer à écrire.
Cette fois pour ton plaisir, et le nôtre !
Avec mes amitiés à toi et à Soumaya.
NAJIA.
*Commentaire envoyé par notre amie Najia de Rabat le 04 janvier 2011