Hirak du Rif: la répression n'est pas la réponse.

Les gouvernants de Rabat, par leur politique de fermeté et d'intransigeance, ont montré leur incapacité à prendre en compte les intérêts et les aspirations des rifains, mais aussi les intérêts et les aspirations de l'ensemble des marocains. Il faut des réponses aux revendications légitimes du Hirak et la répression n'en est pas une.

 

D'après les dernières informations qui me sont parvenues du Rif et d'Imzouren en particulier, le tableau d'ensemble décrit paraît sombre, déprimant, presque désespérant.
Il paraît que la situation est devenue explosive et risque de dégénérer à tout moment. Le pire peut survenir à chaque instant.
Conscient que les regrets n'ayant jamais été une solution, je me demande s'il reste encore, malgré tout, des initiatives à prendre, pour tenter de conjurer la catastrophe avant qu'elle ne s'abatte sur nous tous. Que peut-on faire pour arrêter notre marche vers le désastre ? Existe-t-il encore une issue pour sortir du gouffre dans lequel le Rif (et avec lui tout le pays) est en train de s'enfoncer chaque jour un peu plus.

A mon avis, la solution existe, et elle est entre les mains des gouvernants de Rabat qui, en choisissant la voie de la confrontation et de la répression jusque présent, ont géré cette crise de manière désastreuse et suicidaire.
Ces gouvernants doivent comprendre qu'ils sont allés trop loin dans la répression. Ils doivent admettre l'échec de leur approche qui n'a fait qu'exacerber chez les jeunes rifains les sentiments de la défiance et du défi et qui risque de les pousser d'avantage vers la désespérance totale et générale.
Ces gouvernants , par leur politique de fermeté et d'intransigeance, ont montré leur incapacité à prendre en compte les intérêts et les aspirations des rifains, mais aussi les intérêts et les aspirations de l'ensemble des marocains. Il faut des réponses aux revendications légitimes du Hirak et la répression n'en est pas une.

Commencer par libérer tous les détenus du Hirak et à leur tête Nasser Zafzafi, peut constituer un premier pas vers l'instauration d'un climat de confiance qui peut ouvrir à son tour la voie du dialogue et de l'espérance.

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