Maroc, jeudi 20 juillet 2017, une date à retenir.

A l’approche de la date du 20 juillet 2017, journée de la grande marche d'Alhoceima en soutien du Hirak et pour la libération des détenus politiques et à laquelle participeront des centaines de milliers de personnes venues de tous les coins du pays et de la diaspora rifaine en Europe, le temps au Maroc semble s'accélérer.

 

C’est le choix de la voie pacifique qui a permis au mouvement de révolte Hirak dans le Rif (Nord du Maric) de tenir, de rester fort et uni, et finalement de s'amplifier et d’exercer une plus forte pression sur le pouvoir, malgré la répression et les arrestations de ses dirigeants. Le Hirak est en train de faire tâche d’huile et il est très probable qu'il touchera toutes les régions du pays sans exception. La contamination de l'insoumission et de la révolte pacifique sur le mode viral, ne s'arrêtera sans doute pas aux frontières du Rif, si le pouvoir marocain ne s'attelle pas à libérer les detenus et à répondre aux revendications légitimes des populations du Rif.

A l’approche de la date du 20 juillet 2017, journée de la grande marche d'Alhoceima en soutien du Hirak et pour la libération des détenus politiques et à laquelle participeront des centaines de milliers de personnes venues de tous les coins du pays et de la diaspora rifaine en Europe, le temps au Maroc semble s'accélérer.
L’idée même de manifester le même jour dans plusieurs villes au Maroc et en Europe est fortement relayée par les réseaux sociaux et gagnent de plus en plus l’adhésion des jeunes et des comités de soutien au Hirak.

La balle est aujourd'hui dans le camp du gouvernement. Va-t-il continuer à choisir la voie de l'escalade et de la répression en interdisant ce rassemblement populaire unique dans l'histoire de la région, avec tous les risques de faire sombrer le pays dans un avenir incertain ? Ou au contraire va-il enfin prendre conscience de la gravité de la situation et opter pour la voie de la raison et du dialogue ? C'est là une occasion à saisir pour débloquer la situation en commençant par la libération sans conditions de tous les détenus politiques. La colère de nos jeunes mérite mieux que la répression ou l'indifférence et le laisser pourrir de la situation du pays.
D'un autre côté, ces jeunes armés d'une énergie et d'une volonté formidables, une fois liberés , doivent prendre des initiatives concrètes pour faire de cette colère collective un combat pour un véritable horizon d'espérance pour toute la région et pour tout le pays.

 

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