Le Maroc n’est la propriété de personne, il appartient à tous ses enfants

Aborder les questions d'identité de notre pays nécessite un débat serein et sans tabous. C'est une condition qui peut nous assurer une meilleure ouverture des uns sur les autres pour que l'appartenance à la patrie soit une réalité sincère et réelle. Les péripéties récentes de la réforme constitutionnelle proposée viennent de nous faire prendre conscience de la nécessité de ce dialogue, pas seulement entre les dirigeants des partis politiques et autres représentants d'institutions officielles, mais aussi entre tous les citoyens.

Aborder les questions d'identité de notre pays nécessite un débat serein et sans tabous. C'est une condition qui peut nous assurer une meilleure ouverture des uns sur les autres pour que l'appartenance à la patrie soit une réalité sincère et réelle. Les péripéties récentes de la réforme constitutionnelle proposée viennent de nous faire prendre conscience de la nécessité de ce dialogue, pas seulement entre les dirigeants des partis politiques et autres représentants d'institutions officielles, mais aussi entre tous les citoyens.

Je pense qu'il faut d'abord commencer par dépasser la simple tolérance, qui est le seuil minimal d'acceptation mutuelle si on veut vivre sur la même terre, pour s'élever jusqu'au respect réciproque fondé sur le droit d'autrui à la différence en prenant compte de ses convictions à lui. Et pour cela, nous sommes appelés à construire ensemble l'avenir notre pays en prenant le chemin difficile du compromis et de la concertation, d'où devront être bannis la violence et le terrorisme intellectuel pour chercher le juste milieu où tous les Marocains pourront se reconnaître. Nous n'avons d'autres alternatives que celles de cohabiter entre nous malgré les différences qui nous séparent, à condition de rester d'accord sur certains principes démocratiques fondamentaux : l'Etat de droit, la citoyenneté égalitaire, l'alternance politique, le pluralisme. C'est à ce prix et à ce prix seulement que nous pourrons épargner aux générations futures le seul choix possible : le totalitarisme ou l'anarchie Et pour cela il faut renvoyer dos à dos tous ceux qui prétendent défendre des positions extrêmes.

Personne n'a donc le droit de prétendre à un tutorat sur les Marocains. Ce pays n'est la propriété de personne, il appartient à tous ses enfants. C'est à eux seuls de décider de son avenir.

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