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Billet de blog 21 septembre 2010

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Le Sommet mondial contre la pauvreté, un sommet de plus ?

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Depuis hier 20 septembre 2010 et pendant trois jours, se tient au siège de l’Organisation des Nations Unies (ONU) à New York, en amont de l’Assemblée générale des Nations unies, le "Sommet contre la pauvreté", pour évaluer les progrès que les pays ont accomplis vers la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Ces objectifs ont été adoptés par l’ensemble des Etats membres des Nations Unies pendant le Sommet du Millénaire de 2000 au siège de l’ONU à New-York. Ces engagements précis et chiffrés auxquels les Etats avaient souscrit devraient permettre de réduire de moitié le nombre des personnes vivant dans l’extrême pauvreté d’ici à 2015.

A cinq ans de l’échéance de 2015, on est en droit de se demander si les engagements et les promesses prises par la communauté internationale ont encore une chance de devenir une réalité palpable par les populations concernées. La majorité des dirigeants des pays africains auront certainement du mal pour justifier encore une fois leurs stratégies qui dans la majorité des cas ont abouti à un échec et ne suscitent guère d’espoir.

Les dirigeants des pays riches se réfugieront derrière les retombées de la crise financière récente pour expliquer leur désengagement pour atteindre l’objectif n° 8 (mettre en place un partenariat mondial pour le développement). Le montant, des 0,42% du revenu national brut des Etats européens consacré actuellement à l’aide au développement, reste loin de l'engagement de ces Etats à verser 0,56% de leur RNB pour 2010, et rend celui de 0,7% du RNB pour 2015 difficile à concrétiser. Il n’y a que le Danemark, le Luxembourg, la Suède et les Pays-Bas qui atteignent déjà ce seuil.

A 5 ans de l’échéance 2015, on observe toujours une lenteur des progrès accomplis dans la réalisation de la plus part des objectifs. Il reste encore de nombreux défis à relever, les plus importants étant la réduction des inégalités dans l'accès aux services sociaux et, par là, dans les revenus. L'accès à de nombreux services, notamment en matière de santé et d'éducation, continue malgré certains efforts à se caractériser par de graves inégalités.

Plutôt que de continuer à se faire humilier à courir derrière le mirage de la charité et de l’aide internationale, les sociétés africaines, doivent s’engager à assumer la responsabilité de leur propre développement. C’est à elles qu’appartient le choix des priorités et des moyens qui sont à leur portée pour se donner les clés d’un développement à long terme et qui fasse d’avantage de place à l’équité sociale. Cela passe évidement et obligatoirement par le combat pour l’instauration d’une démocratie réelle et par le respect de l’Etat de droit.

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