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Billet de blog 3 déc. 2011

"Vladivostok, neige et mousson", le livre de Cédric Gras nous entraîne dans la lointaine Russie

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Vladivostok, neige et mousson.

Vladivostok, entre grand froid russe et mousson asiatique.

Vladivostok, le bout du monde.

Mais où est Vladivostok?

Pour beaucoup, c’est une ville perdue dans le grand froid sibérien. Au nord. Et pourtant. « Il faut bien s’y faire: Vladivostok, c’est au sud ». Étape ultime du Transibérien, étape ultime de l’extrême est.

Cédric Gras a beaucoup voyagé avant de se « repiquer » comme il dit dans la ville russe, où il a travaillé plusieurs année à l’alliance française.

Pourquoi cette ville, que même ses habitants veulent quitter pour une vie meilleure?

L’auteur nous narre son expérience du voyage, de la vie de par le monde, et son besoin de s’arrêter, d’avoir un point d’ancrage: « Il faut vivre ailleurs pour devenir autre. Il faut passer du temps avec les éléments, avec la terre, avec les gens. C’est une influence que j’avais mal comprise, dans mon avidité géographique, mon délire de mouvement. Je faisais des détours pour voir de nouveau, les gens disaient que je n’avais besoin de personne et je répondais: faux, j’ai besoin de tous ceux que je ne connais pas encore ».

C’est un récit de voyage qui fait rêver, qui laisse songeur, malgré la rigueur de ce qu’il décrit, et son efficacité à détruire certains clichés. A Vladivostok, pas d’aurores boréales, pas de neiges blanches et pures, mais une presque île enclavée entre un océan qui donne sur le Japon, un voisin coréen ermite et hostile, et l’omniprésence chinoise. Une enclave russe en Asie, un ouest perdu à l’est, « Vladivostok, c’était la plénitude des extrêmes, la douceur des brises glacées, un livre ouvert ».

Un livre de voyageur comme on les aime, donc. Où la rencontre du grand Autre permet finalement de se trouver.

L’auteur nous décrit cette façon de vivre à la russe, dans la lucidité de l’appréhension du réel, et dans la froide indifférence que forgent ces pays rigoureux. Une vie difficile, trop peut-être, pour ne pas en profiter pleinement. En Russie, on fait la fête, on aime, on part, on revient. Rien n’est vécu à moitié.

« Vladivostok, c’était l’ultime rivage aux confins de la Terre et de l’univers »… Une terre pour des pionniers égarés, des aventuriers sédentarisés.

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