Un mort de plus pour rien

C’est ainsi que chacune et chacun commente le décès brutal, mais pas si accidentel que ça de Mohamed Ben Mammar, 20 ans. Il fait moins la une des journaux que Bison Futé. Pourtant, là aussi, tout comme les chassés croisés de l’été, l’Histoire se répète avec la même équation funèbre : course poursuite + police = mort.

C’est ainsi que chacune et chacun commente le décès brutal, mais pas si accidentel que ça de Mohamed Ben Mammar, 20 ans. Il fait moins la une des journaux que Bison Futé. Pourtant, là aussi, tout comme les chassés croisés de l’été, l’Histoire se répète avec la même équation funèbre : course poursuite + police = mort.

En effet, sur sa moto ce jour-là, au Vésinet, il venait célébrer un mariage. Sa famille et ses proches vont devoir faire le deuil d’un enfant parti trop tôt, par le comportement inconscient – ou conscient – de policiers trop zélés.

Il est évident que poursuivre tout deux roues, où que ce soit peut se révéler fatal pour les poursuivis comme pour les poursuivants. D’ailleurs, l’autorité ministérielle de tutelle a fermement interdit de se livrer à de telles poursuites.

La quiétude des riverains de cette bourgade hors-la-loi SRU, aura eu raison de la vie d’un jeune homme de 20 ans, qui venait de décrocher le baccalauréat.

Sans justice, pas de paix possible, dans les quartiers comme ailleurs. Il faut, et vite mettre fin à l’impunité dont jouissent les policiers. Le corporatisme malsain qui règne parmi ces fonctionnaires est de nature à alimenter davantage la suspicion et la méfiance. Policiers ou pas, ils doivent payer pour les nombreux crimes restés impunis.

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.