En juin, les élus et les villes doivent agir pour la reconnaissance par la France de l'Etat palestinien

Nous sommes à un moment charnière de l'Histoire du peuple palestinien. Après avoir subi - avec la bénedicition des pays qui composent l'actuel Quartet - que les gouvernements israéliens successifs se paient leur tête en leur laissant croire qu'ils voulaient sérieusement mettre une trêve à la tragédie que constitue l'occupation, les Palestiniens ont enfin décidé de prendre leur destin en main.

Nous sommes à un moment charnière de l'Histoire du peuple palestinien. Après avoir subi - avec la bénedicition des pays qui composent l'actuel Quartet - que les gouvernements israéliens successifs se paient leur tête en leur laissant croire qu'ils voulaient sérieusement mettre une trêve à la tragédie que constitue l'occupation, les Palestiniens ont enfin décidé de prendre leur destin en main.

Ils ont plus que jamais pris conscience d'une chose : si Israël voulait la paix, ce serait chose faite. Et depuis belle lurette.
Pour les Palestiniens, ces années perdues riment avec terres perdues, colonies, et perte de légitimité, de crédibilité.

Il s'agit aujourd'hui de démontrer que ce peuple est capable de prendre en main son avenir et qu'Israël n'a d'autre choix que de donner aux Palestiniens les clés de leur destin.
Cela passe inévitablement par une reconnaissance, certes symbolique de l'Etat de Palestine, sur les frontières de 1967, Etats qui entre nous soit dit ne représente que 22 % de la Palestine historique. Dans le genre non négociable nous avons Jerusalem Est pour capitale et le réglement de la question des réfugiés.

Cette reconnaissance est déjà effective, avec notamment le soutien de plus de 120 pays, dont certains très importants comme le Brésil ou l'Argentine. Mais en Europe, aucun pays de dimension politique majeure n'a franchi le pas. Or, un tel geste aurait obligatoirement un impact sur les autres pays européens et au-delà.
C'est pour cela que citoyens et élus doivent réclamer que la France reconnaisse l'Etat palestinien dans l'optique d'une adhésion de ce dernier à l'ONU en septembre prochain, condition nécessaire pour obliger Israël, enfin, à se conformer au Droit international et à permettre au peuple de Palestine de vivre libre sur ses terres.
Dès lors, pourquoi ne pas imaginer que tous les citoyens interpellent leurs élus pour qu'au mois de juin tous les conseils municipaux délibérent en faveur de la reconnaissance de cet Etat en réclamant que la France le fasse sollennellement ?

On ne peut pas prétendre défendre les droits d'un peuple et ne pas tout faire pour rendre ces droits effectifs.
Alors, oui, en juin, le maximum de villes françaises doivent demander officiellement au gouvernement français de reconnaitre l'Etat palestinien conformément au Droit international et aux positions officielles de la France.

 

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