Migrants tunisiens: quand les socialistes parisiens s'alignent sur la droite et le FN

Quand on connait bien le PS, on sait qu'ils n'ont souvent de gauche que l'appellation et le label que les médias et les sondages leur décernent. Le bipartisme veut qu'on ait deux camps: la droite contre la gauche, le bien contre le mal, le soleil contre la pluie, et les bottes contres les tongues...

Quand on connait bien le PS, on sait qu'ils n'ont souvent de gauche que l'appellation et le label que les médias et les sondages leur décernent. Le bipartisme veut qu'on ait deux camps: la droite contre la gauche, le bien contre le mal, le soleil contre la pluie, et les bottes contres les tongues...
Donc le PS, c'est le bien, contre la méchante droite aux affaires. Cette gauche, donc, dénonce avec véhémence, les politiques de régression sociale mises en place par la Team Sarkozy depuis 2007. C'est entre nous le moins qu'ils puissent faire, non ?

Mais il est un sujet sur lequel le PS n'a jamais été à l'aise : les étrangers. De Rocard, en passant par Jospin, sans oublier la case Chevènement - clown du PS -, ils ont toujours considéré que ces étrangers étaient la "misère du monde" et qu'ils appauvriraient la Nation.
Alors, sous Jospin, on a régularisé, un peu, et expulsé, beaucoup.
Alors, quand j'ai entendu que la Mairie de Paris avait accompagné l'installation rue Bolivar, j'ai tout de suite eu des doutes. J'avoue une forme d'allergie aux promesses émanant du camp de la social démocratie, que j'assimile férocement aux fossoyeurs de la gauche.
Donc, pour revenir au sujet, parce que si vous lisez, c'est quand même pour ça, à moins que vous ne vous attendiez à une analyse fine du type de celles d'Askolovitch, je n'ai aucune confiance dans le PS.
Et les évènements du jour contribuent à démontrer si besoin était, que le PS a sur beaucoup de sujets, les mêmes bases logicielles que l'UMP.
Des élus de gauche, peuvent-ils demander au Préfet (représentant l'Etat Sarkozy) d'évacuer des dizaines de migrants qui sont déjà dans des situations précaires et sans solution alternatives ?
Non, évidemment, l'expulsion est de droite. Le PS a expulsé, donc....

En ces temps de primaires, où les candidats PS assujettis à l'ISF essaient de nous convaincre qu'avec eux la société ira mieux, l'évacuation Made In Delanoe témoigne d'une gauche de renoncement qui est prête à brader ses convictions au nom du pragmatisme le plus nauséabond.
Les migrants et leurs soutiens s'en souviendront.
Un concert avait lieu le 29 avril dans la mairie de Paris, en solidarité avec la Tunisie, mais il fallait lire près de l'astérisque : on aime les Tunisiens, surtout chez eux.

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