Quand les compagnies aériennes deviennent les bras d’extrême droite du gouvernement d’Israël.

On a tout lu sur l’opération Bienvenue en Palestine. Une chose est sûre, le comportement des compagnies aériennes qui ont refusé d’embarquer des passagers au départ des aéroports européens, se rendent complices de la politique ultra sécuritaire israélienne. Pire, elles se rendent complice de la stratégie que les autorités ont adopté : laisser entrer le moins de personnes possibles afin de laisser les conditions de vie des Palestiniens sous l’occupation, méconnues du grand public.Les compagnies ont obtempéré sur injonction des israéliens, en respectant scrupuleusement les indications données en lien avec la liste noire des passagers solidaires du peuple palestinien.Evidemment, la France et les pays dont les aéroports ont été le théâtre de ces pratiques ne se grandissent pas en agissant de la sorte. Les autorités françaises n’ont pas condamné ces pratiques qui sont en contradiction avec les règles internationales élémentaires, comme la liberté de circulation.Israël contrôle tous les accès aux territoires palestiniens, sauf le point d’accès de Rafah qui n’est en réalité ouvert que de manière très inégale.Il n’est pas normal que l’entrée en Palestine dépende du bon vouloir d’Israël qui a bombardé le dernier aéroport qui était situé dans la bande de Gaza.Cet épisode confirme qu’Israël n’est pas traité comme les autres Etats, et ceci ternira immanquablement une image déjà bien écornée : celle d’un Etat toujours condamné mais dont les peines ne sont jamais exécutées.

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