La fête de l'huma n'est pas un festival comme les autres : message aux artistes qui s'y produisent

Alors donc, une fois de plus, l'on fait le constat suivant : le quotidien l'Humanité va mal. Ses finances sont dans le rouge. L'édition 2010 de la fête a été déficitaire, malgré sa grande qualité et ses centaines de bénévoles.

Avec un ticket d'entrée de 20 euros, il est possible de déambuler parmi toutes les régions de France et du Monde. Débats, gastronomie, musique, pour grands et petits progressistes.

Cette fête n'est à nulle autre pareille. On ne va pas à la fête de l'huma comme on va à Rock en Seine.

Cependant, les mêmes artistes peuvent se produire dans ces deux manifestations.

Le hic, c'est que les organisateurs de la fête ne sont pas des festivaliers en puissance. La fête de l'huma doit aussi permettre d'aider à équilibrer les comptes du journal tout en sensibililsant le grand public sur sa diffusion.

La fête compte pour 8 % du chiffre d'affaires du journal.

Un des postes importants est donc constitué des artistes qui s'y produisent, artistes, qui à ma connaissance ne pratiquent pas de tarif Huma, et font apparaitre cette date dans leur tournée classique.

Je trouverais normal que les artistes les plus à l'aise financièrement renoncent à tout ou partie de leur cachet et que les autres consentent une remise en raison du caractère salutaire de la fête, de son apport dans le paysage musical et politique.

Les artistes ont le pouvoir de donner des marges de manoeuvre financières au journal pour lui permettre de survivre.

C'est une fête militante, il serait logique qu'elle accueille des artistes, sinon militants, qui posent un acte résolument militant.

 

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